Archives de catégorie : Démocratie & Engagement citoyen

Déchets et des hommes

Une conférence de Tifen DUCHARNE

Essayez de traverser un vide grenier enceinte et de vous renseigner sur les objets dont vous avez besoin pour accueillir un bébé… et vous basculerez dans le monde incroyable des objets qui nous entourent : pourquoi on les crée, pourquoi on les aime, pourquoi on les jette… D’ici à penser qu’on crée des marchés sans penser à l’utilité des objets, mais juste en mettant en place un système hyper lucratif pour un minimum de gens, en exploitant le travail d’un maximum d’humains et les ressources de la planète…

Des riches qui créent des déchets, des pauvres qui les gèrent, et moi et moi et moi… L’ère de l’être humain est finalement celle des déchets, poubellocène propose Baptiste Monsaingeon. C’est celle aussi de la « ruée vers l’ordure » de Jérémie Cavé, car si les ressources se raréfient à vitesse grand V, les multinationales savent bien que dans les gisements de déchets, il y a de quoi faire encore de l’argent.

Une aventure qui ne laisse pas indemne, moi qui ai créé une recyclerie, je trouve aussi dans la récup de l’intelligence, de la malice, des solutions et hop ! Tout n’est pas perdu !

Vous trouverez dans cette plaquette les infos sur cette conférence gesticulée, n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’en savoir plus !

 

Vers le Sénat et au-delà, la loi de la gravité en politique !

Une conférence dAurélien VERNET

Comment comprendre le système politique français à travers la loi … de la gravitation ?
Le parallèle astronomique nous ramène aux fondamentaux du fonctionnement de nos institutions et trace un avenir possible de la transition vers une véritable démocratie. Continuer la lecture de Vers le Sénat et au-delà, la loi de la gravité en politique !

Gare au gorille !

Une conférence de Jean HORGUES-DEBAT

À partir de son expérience associative professionnelle et militante de 40 ans, Jean Horgues-Debat partage quelques réflexions  personnelles sur les difficultés et les ressources de l’action  collective. Continuer la lecture de Gare au gorille !

Travail libéré, démocraties monétaires et autres rêvolutions

Une conférence d’Alexis LECOINTE

D’où ça vient, où ça va ?

Ma première conférence gesticulée, en 2013, le passé, c’était BASICONF : le socle de mes réflexions sur la société au travers des revenus de base. La future conférence gesticulée, pas encore écrite, le futur, ce sera FINICONF : sur la dépatriarcalisation, la fin d’une trilogie. La conf actuelle, le présent, c’est TRANSICONF : la transition entre les réflexions sur monnaie – travail et patriarcat – sexisme.

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la quête du travail idéal et authentique

De & par Flavien POLLET ou Flav

Tout cela c’est avant tout l’histoire d’une obsession. Une obsession pour le travail que j’ai depuis tout gosse.
Pourquoi travaillons-nous ? À quoi ça sert ? Combien de temps cela prend-il dans une vie ? Et si cela prend beaucoup de temps
alors que faut-il faire comme travail ? Il faut que ce soit bien non ?
Il s’agit d’une logorrhée, un truc que vous avez dans le cerveau dont vous ne pouvez-vous défaire qu’en agissant pour son
évacuation totale et définitive.
Il s’agit aussi d’envoyer paître les idées reçus, les croyances inutiles et limitatives qui ont animées mon quotidien pendant une
longue période.
Il s’agit de révolte quand même un peu, d’une prise de conscience forte, intense et déstabilisante.
Il s’agit enfin de faire quelque chose de tout cela, de produire un sens, de transmettre et de partager.
Partager quoi ? Du rire bien entendu, du rire et de la vie ! Ce n’est déjà pas mal !

Autrices, lutteuses et poétesses remontent en selle !

Une conférence de Laure CLERJON

Ou comment l’expérience de la non-mixité nous transforme …

Dans cette « conférence gesticulée », Laure nous raconte comment sa rencontre avec le féminisme dans les années 90 a bouleversé sa compréhension du monde. Continuer la lecture de Autrices, lutteuses et poétesses remontent en selle !

On va quand même pas leur donner les clefs de la voiture ! : « participation », démocratie et domination.

Une conférence gesticulée de Claire HOFER

La « participation citoyenne » revisitée

D’où ça vient la « démocratie participative » et à qui ça profite ? Participer à quoi ? Avec quel pouvoir ?

Claire Hofer a oeuvré dans la « participation citoyenne », à sa manière : celle de L’Éducation populaire. D’abord en ne sachant pas qu’elle le faisait, puis en brandissant « l’utilité publique » comme une gousse d’ail face aux dominants-vampires, pour finir par passer dans des trous de souris de plus en plus petits, avant de nous retrouver comme conférencière gesticulante.

Notre service public start-uppé, des « marques de villes » imbéciles, la participation-concertation-mascarade : les puissants font fort pour éviter à tout prix le contrôle citoyen !

Une critique un peu méchante, politique, marrante, douloureuse, incomplète et partageuse de la communication publique, celle qui, normalement, est au service des citoyens, des associations, des services publics et des élus du peuple.

Des pistes et l’espoir qui revient : ahou, ahou, ahou !

De la fourche à la fourchette… Non ! L’inverse !!

Pour une sécurité sociale alimentaire

Par Mathieu Dalmais

Alors que les désastres écologiques, économiques et sociaux d’une agriculture industrielle ne sont plus à démontrer, les initiatives pour produire, transformer et consommer autrement fleurissent, des plus intéressantes aux plus détestables. Les tenants de l’agriculture industrielle argumentent qu’elle est nécessaire pour nourrir les pauvres, et se réjouissent d’une dualisation des modèles agricoles et alimentaires qui ne la remet pas en cause et dont ils espèrent bien tirer profit. L’aide alimentaire, empêchant les plus démunis de mourir de faim, est construite comme un soutien financier et idéologique à l’agriculture industrielle, privant ainsi du droit à l’alimentation – bien différent du droit à être nourri – 5,5 millions de personnes en France. Il devient primordial de penser comment généraliser l’accès de tous et toutes à une alimentation de qualité et choisie, sans quoi toute transformation du monde agricole est impossible, sans quoi toute agriculture paysanne n’a d’avenir que dans la marginalité ou la récupération.

Le choix de ce que l’on mange est primordial pour assurer la dignité de tous et toutes. Le choix n’est pas qu’un mécanisme individuel parmi des produits proposés, quand bien même le critère économique ne serait plus un frein : le véritable choix est de pouvoir choisir ce qu’il y a dans les rayons, quelles sont leurs conditions de production, quels critères économiques, sociaux et environnementaux ils respectent. A la notion de souveraineté alimentaire – décrite ainsi lors de la déclaration de Nyéleni en 2007 « droit des peuples à une alimentation [suffisante] saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes durables, et le droit des peuples de définir leurs propres systèmes agricoles et alimentaires » – on préférera alors celle de démocratie alimentaire, pour insister sur l’importance du processus démocratique dans l’élaboration de la souveraineté pour respecter le droit à l’alimentation de tous et toutes.

Et si l’on exerçait la démocratie alimentaire grâce à une sécurité sociale alimentaire ? Au delà du constat, cette conférence permet également de présenter le travail de l’association « Agricultures et Souveraineté Alimentaire » d’Ingénieur Sans Frontière sur le projet de sécurité sociale alimentaire. Aidé par différents réseaux et notamment réseau salariat pour la compréhension des mécanismes de la sécurité sociale, déjà-là exceptionnel pour penser la notion de démocratisation d’un secteur économique, ce projet propose d’étendre le principe de cotisation pour couvrir l’accès de tous et toutes à une alimentation de qualité, choisie à la fois individuellement et collectivement par un fonctionnement démocratique. Un hommage à l’un des fondamentaux de l’égalité en France, qui ne demande rien de mieux pour être protégé que d’être étendu à d’autres secteurs !

Finalisée début 2019, cette conférence permet de présenter ces constats et réflexions en suivant le parcours de Mathieu, agronome militant, qui revient avec une seconde conférence gesticulée sur sa rencontre avec le sujet de l’alimentation au sein de la Confédération paysanne et des enjeux à partager avec tous et toutes.

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Moi, Français-Juif-Arabe, Comment j’ai démissionné du sionisme

Une conférence de Michel BENIZRI

Depuis longtemps, puisque je suis né juif, mes amis me demandent « Toi qui connais Israël, explique moi comment ça va mal, là-bas! »
Pour tenter d’y répondre je propose de défaire l’écheveau en partageant un bon thé à la menthe.
L’histoire d’Israël et de la Palestine serait-elle indépendante de la nôtre ?
– Je ne le crois pas.
Serait-elle dépendante des luttes de pouvoir, de propriété, des guerres, de la pensée dominante colonialiste, raciste et nationaliste depuis le 19ieme siècle sur le continent européen  ?
– Oui, je le crois.
L’Histoire, avec un grand H, comme toute les histoires, contiendrait-elle une part de fiction et une part de merveilleux au service d’un roman national ou familial, au service des religions, au service des ambitions politiques ?
– Oui, je le crois aussi.
C’est pourquoi sur ces sujets les pinceaux de la raison s’entremêlent.
L’ambition est justement que nous confondions fiction et réel par le biais des histoires, toutes les histoires, qu’on nous raconte et qui nous fabriquent. Nous sommes la seule espèce à fabriquer des histoires et à y croire dur comme fer.
Soyons clairs, de quoi ou de qui parlons nous ? Et au fond, que croyons nous savoir réellement de ce qui se passe en Israël ou en Palestine ?
– Chaque camp croit à une autre version de la même histoire. Chaque camp considère que le conflit est entièrement de la faute de l’autre et attend des excuses.
Tout le monde se fait avoir dans cette histoire, mais certains plus que d’autres….
Parlons de la peur de « l’autre »! Sortons de cette vision du monde 19ieme siècle qui perdure  : Colonialisme, Nationalisme et Capitalisme, trois arbres habilement cachés dans la forêt…
« Moi, Français-Juif-Arabe, Comment j’ai démissionné du sionisme » est une parole d’émancipation et de réconciliation qui traverse mon histoire personnelle, mon récit familial, le récit national français et le récit sioniste.
Au bout du compte, ou du conte, c’est encore plus compliqué qu’on voudrait bien le croire…