Rébecca Forster

Thématique(s)
En bref
- Durée : 1h45 à 2h
- Publics : Tout public à partir de 13 ans / Personnels médicaux et milieu de la santé mentale, personnes concernées et leurs proches, aidant'es
- Création : 2022
Mots-Clés
Gesticulant.e
- Localisation : 59300, Valenciennes
- Formation : L'Étincelle
Contacter Rébecca Forster
Découvrir Rébecca Forster
Ventre à taire
Rituel collectif de désintoxication patriarcale
Ceci est mon histoire.
L’histoire de comment, depuis 30 ans, je suis en lutte avec la nourriture et je suis en lutte avec mon corps. Anorexie, boulimie : 30 ans que je me fais mal. Dans le silence.
Dans la honte et la culpabilité, aussi …
Ceci est aussi l’histoire de comment – grâce aux luttes féministes qui démasquent les mécanismes des violences patriarcales – je peux aujourd’hui revisiter mon passé et commencer à comprendre, commencer à détricoter les raisons de mes troubles mentaux, à ne plus me sentir coupable, et à enfin pouvoir parler.
Avec l’aide des dernières recherches en médecine et neurosciences, en sociologie, en histoire ; mais aussi avec mon ukulele et avec plein de tendresse dessinée dans les coins, je viens vous dire que toute ressemblance entre des éléments de mon parcours et des éléments du vôtre n’est pas pure coïncidence : elle est systémique.
Car ceci n’est pas que mon histoire.
Thématiques abordées :
– anorexie, boulimie, hyperphagie, dysmorphophobie, addictions et troubles obsessionnels
– deuil, inceste, harcèlement ; explication des effets des traumatismes dans le cerveau, sidération, dissociation, mémoire traumatique
– psychophobie et stigmatisation des troubles mentaux et des neuroatypies, autisme et tdah ; validisme
– liens entre alimentation et endorphines, circuits de la récompense et émotions
– sexisme dans le rapport à son corps et à l’alimentation ; sexisme médical ; objectification des corps féminins et des corps sexisés
– l’arnaque du culte de la minceur, grossophobie et dictats des régimes
– honte, culpabilité : quels possibles chemins pour s’en débarrasser afin d’aller mieux
– le rôle de l’entourage et des espaces d’écoute et de soutien
Dates passées :
2025
Espace Culture de l’Université Lille 3, Lille (59)
Café-librairie L’interstice, Besançon (25)
Ferme du Joran, Orbe, Suisse
La Zone du dehors, La Pesse (39)
La Bobine, Dole (39)
Le Récif, organisé par Rencontre des Continents et le Poisson sans bicyclette, Bruxelles, Belgique
Le Rayon vert, La Jette, Belgique
La Grenze, Strasbourg (67)
Le Wagon Souk, Strasbourg (67)
O Bon Jardinier, Ingersheim (68)
La Maison Citoyenne, Strasbourg (67)
Ty Pouce, Quimperlé (29)
La Demeurée, Saint Contest (14)
L’Académie du climat, Paris (75)
Le café perché, Joigny (89)
La SCOPS, Besançon (25)
Local des siphoné·es, Lons le saunier (39)
2024
Le Hangar(t), Lille (59)
Les Tanneries, organisé par les Lentillères, Dijon (21)
Ferme de la Maladière, Saint Denis sur Coize (42)
Rita plage, Villeurbanne (69)
Festiconf’, organisé par les Centres sociaux d’Annonay (07)
Le temps des cerises, festival ‘’Elles gesticulent’’, Reims (51)
2022-2023
Le bus magique, Lille (59)
Chez Violette, asso féministe, dans le cadre des journées de lutte contre les violences faites aux femmes, Lille (59)
L’Hybride, Lille (59)
Le Polder, Lille (59)
Le/La gesticulant·e
Je nais en 1977 dans une famille d’ouvrièr’es syndicalistes où ma passion précoce pour la lecture des Zola et autres Proust, mes journées entières passées dans les musées puis ma frénésie cinéphile, font figure d’anomalie.
A une sensibilité exacerbée et qu’on dit excessive s’associe une tendance hyperactive à la bougeotte, et quand je trouve le théâtre à moins de 10 ans, c’est une révélation !
Aujourd’hui je le sais : le théâtre m’a sauvé’e. Car je grandis aussi avec des traumatismes : l’inceste, le harcèlement scolaire, et la maladie puis la mort de ma maman.
Après des années de précarité, je finis par vivre de mon métier de comédien’ne pendant plus de quinze ans, travaillant sur des projets artistiques variés.
Mais derrière le sourire et l’effort pour paraître normal’e, mes troubles psy et neuropsy m’épuisent et me font régulièrement sombrer.
Enfin, le Covid provoque mon effondrement : je ne peux plus, j’ai trop forcé. Cette pause obligatoire m’ouvre alors pour la première fois un chemin de résilience et de résistance.
C’est à ce moment-là que nouvelle révélation : je découvre l’éducation populaire politique !
Déjà engagé’e depuis plusieurs années dans les luttes féministes et pour les droits des personnes marginalisées, je décide alors de transformer ma pratique artistique : la scène sera désormais un outil militant pour semer des graines d’émancipation.
Je me forme à la conférence gesticulée puis au théâtre de l’opprimé, au théâtre-forum, aux bibliothèques vivantes et à l’éducation populaire politique, avec le furieux désir de créer des espaces d’échanges horizontaux.
Galerie Médias
Document(s) technique(s)
- Dossier de diffusion : ‘dossier de diffusion_ (PDF 1,3 Mo)
- Affiche (modèle générique) : affiche (PDF 6,7 Mo)