Élise LAROCHE

Élise LAROCHE - Conférence gesticulée "Je ressens donc je suis"

Thématique(s)

En bref

  • Durée : 1h30
  • Publics : Adultes et adolescent.e.s
  • Création : 2021

Mots-Clés

Autodéfense, corps, désir, Domination, Émancipation, émotions, Féminisme, femmes, Liberté, Patriarcat, Sexisme, Sexualité

Gesticulant.e

  • Localisation : Toulouse 31
  • Formation : La Braise

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    conférence gesticulée Je ressens donc je suis Elise Laroche présentation

    A 32 ans, grâce à mes émotions et notamment ma colère, j’ai commencé à porter ma propre voix. A dire, à dire non et à dire oui. A me sentir exister en tant que sujet à part entière.

    Cette conférence gesticulée est une relecture féministe de ma vie. De mon rapport à mes émotions, mon genre, mon corps, mes désirs et aux relations amoureuses.

    C’est à la fois un outil de conscientisation féministe et d’auto défense mentale et émotionnelle.

     

    Un jour, à 28 ans, ma colère a commencé à faire trop de bruit dans ma tête. J’ai commencé à écouter les pensées qu’elle générait. J’ai alors rencontré différentes parties de moi ; Le petit Descartes, celui qui doute de mes sensations et qui me dit que pour être légitimes et exprimables, mes émotions doivent pouvoir s’expliquer rationnellement. Rambo, celui qui me dit que je suis trop sensible et que la sensibilité c’est de la faiblesse. Un homme de Neandertal baptisé « tonton nanard », celui qui banalise la situation et/ou mes émotions, qui me dit que je suis chiante et trop en demande si j’exprime mes émotions ou mes besoins. Et enfin Rock Voisine ! Lui il représente l’amour et les relations comme but premier et comme moyen de me sentir exister.

    C’est en les écoutants que j’ai pris conscience de tout ce que je taisais. J’ai eu envie de creuser la question de mon silence. Armée de ma pelle, j’ai commencé une relecture féministe de ma vie et j’ai tiré le fil du patriarcat.

    = En m’amputant d’estime de soi, en dénigrant les émotions et la sensibilité, en objectifiant mon corps, en plaçant l’amour et les relations comme symbole d’une vie heureuse, le système patriarcal m’a tracé un chemin direct vers le silence et l’abnégation.

     

    Cette conférence gesticulée s’articule autour de plusieurs parties :

    Þ Mon rapport à mes émotions

    Je vous raconte comment j’ai intégré que la démonstration de sa vulnérabilité et de ses sentiments est associée à de la fragilité.

    Je vous raconte à quel point il a été difficile pour moi d’écouter et faire confiance à mes émotions.

    Þ Mon rapport à mon genre

    Je vous raconte comment j’ai intégré cette idée que « le masculin l’emporte sur le féminin » et comment j’ai joué avec les codes du « masculin ».

    Þ Mon rapport aux relations amoureuses (hétérosexuelles)

    Je vous raconte comment, pour préserver la relation, j’ai, trop souvent, mis sous silence mes besoins, mes limites et mes désirs. Comment j’ai trouvé de la valeur, en tant que femme, dans mes relations, dans l’abnégation (faire passer les besoins de l’autre avant les siens) et la sollicitude (prendre soin de l’autre)

    Þ Mon rapport à mon corps et à ma sexualité

    Je vous raconte comment mon rapport à mon corps s’est transformé à la puberté. Comment, progressivement, je l’ai pensé comme quelque chose qui ne m’appartient pas vraiment, comme « un corps pour l’autre ».

    Je vous raconte comment il m’a été très longtemps difficile de dire non ou de dire oui dans ma sexualité. Comment il m’a été difficile de questionner mes désirs, tellement j’avais intégré l’idée de satisfaire les désirs de l’autre avant d’interroger le mien.

    Le/La gesticulant.e

    Je suis entrée en formation "monte ta conf" avec la coopérative la Braise en mars 2021 avec la vague idée de faire une conférence gesticulée sur la déshumanisation du travail social. Au bout d'une semaine de formation, je me suis rendue compte que c'était de mon histoire intime que j'avais envie de parler. De mon rapport à mes émotions, aux relations et à mon corps. Moi qui ai eu tant de mal à porter ma propre voix pendant environ 32 ans, tant de mal à dire non. J'ai eu envie d'aller creuser la question de mon silence. J'ai alors entamé une relecture féministe de ma vie et j'ai tiré le fil du patriarcat. J'ai commencé à tricoter autour de corps, émotions, silence et soumission des femmes. Parce que l'intime est politique !

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