Archives de catégorie : Identités & Laïcité

La Décroyance

ou Comment je suis devenu athée sans me fâcher avec ma famille

Un conférence de Jean-Philippe SMADJA

Visuel décroyance - paysage

L’action se déroule le temps d’une soirée en famille. « C’est une fête ; une fête religieuse. C’est Pessah’, la Pâque juive, mais ça pourrait se passer à Noël, ou l’Aïd, ou dans n’importe quelle famille réunie pour célébrer une fête religieuse. »
Pourquoi l’homme ressent-il ce besoin de croyance religieuse ? Quels en sont les origines et les fondements, les mécanismes d’influence sur notre conscience ?
Jean-Philippe Smadja s’interroge et retrace l’Histoire des religions, depuis les plus anciennes jusqu’au sacre du monothéisme. Une saga politique traitée avec humour et impertinence, à l’origine de nos traditions, nos soumissions et nos contradictions.

Mes jolies colonies

Conférence de Djenab Sangaré

En nous livrant une autre histoire de la colonisation et de la décolonisation que celle livrée par nos manuels scolaires et nos cours d’histoire, cette conférence gesticulée vient interroger les effets actuels de notre histoire coloniale. Quelle est notre légitimité à nous sentir de nationalité française aujourd’hui quant on s’appelle Fatoumata ou Mohamed ? Dans cette conférence, on parlera de culture, d’ethnocentrisme, de capitalisme.

 

J’aurais dû m’appeler Aïcha

J’aurais dû m’appeler Aïcha 
(ou l’identité française en question)

Une conférence gesticulée de : Nadège N.
 

Un mois avant ma naissance, la mère de mon père décède. La tradition veut que la première fille née après ce décès hérite du prénom de la défunte. Ma grand-mère s’appelait Aïcha, elle était Algérienne. Pourtant, je m’appelle Nadège.

Trois quart Algérienne, un quart Française. Algérienne de sang, Française de sol. Pas tout à fait Française, pas vraiment Algérienne. Pour les descendants d’Algérien.nes, il y a comme une zone blanche : une histoire coloniale mise sous silence, une guerre faite « d’événements », des représentations racistes et des inégalités qui perdurent. Intégrée par l’école républicaine, bercée par le mythe national, j’ai joué le jeu de l’intégration. En m’assimilant, j’ai refoulé une partie de mon héritage. Je fais aujourd’hui marche arrière en prenant bien soin de ramasser un à un tous les indices et reformer le puzzle de mon histoire, de notre histoire pour mieux la déconstruire.

Alors que les débats identitaires grondent en France et qu’il y a comme une injonction à choisir son camp, comment s’émanciper d’identités qu’on voudrait nous imposer et trouver sa propre voie ?
Nadège N.

Quand j’entends siffler le train… de la laïcité

Une conférence gesticulée de Jean BEAUVAIS

… et Jean-Philippe GUILLEMET

La laïcité est-elle une valeur de la République ? Devrait-on par conséquent écrire « Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité » sur les frontons des bâtiments publics ? La laïcité est-elle une destination à atteindre, comme la disparition de toutes les religions et leur invisibilité dans l’espace public ? Peut-on être un « bon citoyen laïque » si l’on se pense « religieux » et que l’on est croyant ? Être laïque, ça veut dire quoi au juste ?

Mais où se trouvent donc les réponses à ces questions ? Où apprend-on vraiment ce qu’est la « laïcité » ? Dans la famille ? A l’école ? Ailleurs, dans les centres d’accueil et de loisirs, dans les clubs sportifs, en colonies, au travail ? Finalement, où et comment apprend-on à être « laïque » dans la vie quotidienne ?

Moi-même – éducateur spécialisé déjà à la retraite – et Jean-Philippe GUILLEMET – sociologue et formateur toujours en activité – n’avons pas vraiment gardé de souvenirs à ce sujet. Nous n’avons pas non plus le sentiment d’avoir transmis ou de transmettre un savoir précis à ce propos à nos enfants.

Nous avons donc décidé de partir en voyage avec le train de la laïcité, pour chercher des réponses et essayer de découvrir comment et pourquoi ce pays en est venu à s’attribuer le titre « d’État laïque », comment il fait passer le message à ses citoyens mais aussi à toutes les personnes qui viennent d’ailleurs, pour y vivre.

Nous vous invitons à monter dans ce train, qui fonctionne encore avec un moteur datant de 1905 ! Quand même ! Comme le dit un célèbre proverbe malien : « Pour savoir où l’on va, il est nécessaire de se rappeler d’où l’on vient ! Mais aussi comment on marche.» Quand on connaît toutes les pièces de ce fameux moteur âgé de 114 ans (en 2019), il devient possible de construire ensemble une réflexion et d’apporter des réponses aux questions qui animent, voire agitent notre époque et la laïcité « à la française », en particulier une : comment se fait-il que le débat sur la place de la religion dans l’espace public, qui aurait dû prendre fin avec la promulgation de la loi de 1905 revient régulièrement comme si rien ne s’était passé ?

Moi, Français-Juif-Arabe, Comment j’ai démissionné du sionisme

Une conférence de Michel BENIZRI

Depuis longtemps, puisque je suis né juif, mes amis me demandent « Toi qui connais Israël, explique moi comment ça va mal, là-bas! »
Pour tenter d’y répondre je propose de défaire l’écheveau en partageant un bon thé à la menthe.
L’histoire d’Israël et de la Palestine serait-elle indépendante de la nôtre ?
– Je ne le crois pas.
Serait-elle dépendante des luttes de pouvoir, de propriété, des guerres, de la pensée dominante colonialiste, raciste et nationaliste depuis le 19ieme siècle sur le continent européen  ?
– Oui, je le crois.
L’Histoire, avec un grand H, comme toute les histoires, contiendrait-elle une part de fiction et une part de merveilleux au service d’un roman national ou familial, au service des religions, au service des ambitions politiques ?
– Oui, je le crois aussi.
C’est pourquoi sur ces sujets les pinceaux de la raison s’entremêlent.
L’ambition est justement que nous confondions fiction et réel par le biais des histoires, toutes les histoires, qu’on nous raconte et qui nous fabriquent. Nous sommes la seule espèce à fabriquer des histoires et à y croire dur comme fer.
Soyons clairs, de quoi ou de qui parlons nous ? Et au fond, que croyons nous savoir réellement de ce qui se passe en Israël ou en Palestine ?
– Chaque camp croit à une autre version de la même histoire. Chaque camp considère que le conflit est entièrement de la faute de l’autre et attend des excuses.
Tout le monde se fait avoir dans cette histoire, mais certains plus que d’autres….
Parlons de la peur de « l’autre »! Sortons de cette vision du monde 19ieme siècle qui perdure  : Colonialisme, Nationalisme et Capitalisme, trois arbres habilement cachés dans la forêt…
« Moi, Français-Juif-Arabe, Comment j’ai démissionné du sionisme » est une parole d’émancipation et de réconciliation qui traverse mon histoire personnelle, mon récit familial, le récit national français et le récit sioniste.
Au bout du compte, ou du conte, c’est encore plus compliqué qu’on voudrait bien le croire…

Au delà de cette limite ton pass n’est plus valable

Conférence gesticulée réalisée par  Thierry GRUDÉ

Au delà de cette limite, ton pass n’est plus valable …

Regards croisés sur les migrations et l’exil

Et si on s’essayait à déconstruire ces rapports de dominations, de peurs qui conduisent à rejeter l’autre, l’étranger, l’exilé, hors de notre vue, hors de nos frontières, en toute inhumanité, parce que, bien sûr, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, n’est-ce pas ?

A travers l’histoire de l’évolution de ma vision du Monde, de ma représentation de l’Autre, la Conférence propose, sur ce sujet des migrations, de déconstruire quelques visions simplistes et ethnocentrées.

Nous réfléchirons ensemble aux éléments de langage et à nos représentations fantasmées,  propices aux discours manipulatoires, à la mise en œuvre, ici et ailleurs, de politiques iniques et inhumaines qui confondent crises migratoires et crises de l’accueil.

Face à cette situation, des individus, des collectifs, des associations s’engagent et agissent …

Au cours de cette conférence seront notamment convoqués : François Héran, Vincent Cespedes, Alice Mesnard, Primo Levi, Edgard Morin, Michel Rocard et quelques Politiques d’hier et d’aujourd’hui.

Avec la participation également de Pierre Desproges, René Dumont, mon prof remplaçant d’Histoire-Géo de 2nde,  mon pote Fanch et mon Père …

Aux frontières du droit – La politique d’immigration en question

Une conférence gesticulée de Julie ALLARD

Ils-elles croyaient que la France était le pays des droits de l’homme.

Je le pensais aussi à la sortie de l’école d’Avocat. A travers mes client-es, je découvre la réalité du Bureau des étrangers à la Préfecture, des Centres d’accueils pour demandeurs d’asile, du 115 (numéro d’appel d’urgence pour les sans-abris),… et des salles d’audience bien sûr.

Le Conseil Constitutionnel nous dit que la différence faite dans la loi entre français-es et étranger-es n’est pas discriminatoire parce qu’elle poursuit un « but légitime ».

Mais qu’est-ce qui légitime les atteintes au droit des personnes étrangères de mener une vie familiale normale ? À l’intérêt supérieur de leurs enfants ? A l’accès à un juge indépendant et impartial ?

Je vous propose ce voyage aux frontières du droit, qui questionne le but et la légitimité de la politique d’immigration