Fernando Zamora

Thématique(s)
En bref
- Durée : 1h30
- Création : 2025
Mots-Clés
Gesticulant.e
- Localisation : 1210, Saint Josse
- Formation : L'Ardeur
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Qui à tué Issam ?
Violence systémique, determinsme sociaux et délinquance
Origine du spectacle :
Après plusieurs années passées à travailler dans une association qui accompagne des personnes détenues et ex-détenues, j’ai été marqué par de nombreuses trajectoires de vie — des parcours qui, souvent, faisaient écho au mien.
Le déclencheur, ça a été le décès d’un jeune que je suivais, tué dans une fusillade. Il avait à peine vingt ans. Après ça, j’ai ressenti le besoin de créer cette conférence gesticulée. Pour comprendre. Pour mettre des mots. Pour ne pas laisser passer ça comme un fait divers de plus.
Qu’est-ce qui pousse une partie de la jeunesse vers la prison ? D’où vient cette violence qui tue si jeune ? Quelles sont les structures qui nous abîment, et que devient cette violence quand elle est retournée contre nos propres semblables ?
Virginie Despentes écrit dans un de ses textes : « Toutes les monstruosités du monde m’habitent et me traversent. »
Une question reste donc en suspens : que va-t-on faire de nos monstres ?
Description du spectacle :
« À travers un récit intime, cette conférence gesticulée plonge au cœur des violences structurelles qui façonnent les vies des jeunes dans les quartiers populaires. Marqués par la pauvreté, les déterminismes sociaux et l’absence de perspectives, beaucoup voient leurs choix réduits à néant, enfermés dans des logiques de survie, de marginalisation et de délinquances multiples. Quels rôles tiennent les institutions – école, justice, police – comme rouages d’un système qui reproduit l’inégalité et écrase les trajectoires dès l’enfance? Les violences policières, loin d’être des bavures, participent d’un contrôle social bien ancré, traversé par un racisme systémique. Cette conférence gesticulée est une prise de parole pour comprendre, dénoncer, et résister. »
Le/La gesticulant·e
Issu du théâtre de l’opprimé, j’ai toujours développé des projets à la frontière entre l’art et le social. Mon travail s’inscrit dans une volonté d’utiliser les outils artistiques pour interroger le réel, donner à voir des injustices et susciter la réflexion.
À travers différentes formes d’expression, je cherche à créer des espaces de parole, de sensibilité et d’engagement, où l’art devient un moyen d’action et de transformation.
Document(s) technique(s)
- Dossier de diffusion : Dossier de présentation QATI (PDF 8,6 Mo)