Stéphanie Rieu

Thématique(s)

En bref

  • Durée : 2h
  • Publics : Tous public
  • Création : 2025

Gesticulant.e

  • Localisation : 48400, Florac Trois Rivières
  • Formation : L'Ardeur

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En route pour la précarité, ma chérie !

Ils détruisent les métiers, on ne veut plus de leur emploi.

Travail choisi, travail subi, travail gratuit.

 

Cette  conférence gesticulée collective, à travers le parcours des trois gesticulantes, vient dénoncer le fait que le capitalisme  distille insidieusement l’idée qu’il n’est pas nécessaire de payer le travail. Mais qui décide de ce qu’est le travail dans une économie néo-libérale ?

Engagement citoyen, bénévolat, activité obligatoire en contrepartie d’une allocation : le travail gratuit est partout et se présente parfois comme une alternative (presque) acceptable au travail salarié, au lien de subordination et à tout ce qu’il comporte.

Nous sommes trois femmes qui racontons notre rencontre avec le travail, l’enchantement, les attentes et les désillusions, les trahisons qui ont émaillé nos parcours.

Nous sommes trois femmes qui décrivons le chemin d’un choix par défaut : (re)trouver du sens à ce qu’elles font mais vivre dans la précarité.

La gratuitisation du travail, qu’elle soit choisie ou subie, c’est le rêve d’un capitalisme qui dévore nos aspirations pour nous renvoyer à notre culpabilité et nos responsabilités individuelles, qui détourne l’idée de bien commun pour prospérer, s’enrichir et s’engraisser.

Mais notre perception du travail nous donne cette énergie du désespoir qui permet d’espérer que toutes les luttes sont encore possibles, et que, bientôt, tous les travailleurs et toutes les travailleuses, dans ces luttes se reconnaitront.

 

 

Le/La gesticulant·e

Après une enfance passée à hurler contre les injustices, je me suis retrouvée sur le Larzac où j’ai rencontré des gens qui construisaient de vraies luttes. J’ai pu expérimenter là-bas tout ce qui a donné du sens ensuite à ma pratique d’éduc : l’accueil, la pensée politique dont découlent les modes d’organisation du travail et les pratiques collectives. Plus tard, je suis devenue monitrice éducatrice au sein d’un Foyer de Vie. J’ai accompagné ces adultes qu’on dit handicapés d’abord dans leur quotidien, puis à l’Atelier Jardin. Une belle aventure que l’apparition de l’évaluation permanente et l’amélioration continue de la « Qualité » est venue démolir. Alors, j’ai eu envie de dénoncer la supercherie, pour qu’on s’alerte et se rebelle contre cette machine infernale qui détruit le sens de nos métiers. « Lorsque les fascistes reviendront, ils auront le parapluie bien roulé sous le bras et le chapeau melon. » G.ORWELL