Daniela Abadi

Thématique(s)

En bref

  • Durée : 1h30
  • Publics : Adolescents >14ans et adultes
  • Création : 2022

Mots-Clés

femmes, Gynécologie, maternité, Obstétrique, Patriarcat, Sage-femme, Travail humanitaire, Violence

Gesticulant.e

  • Localisation : 50660, Orval sur Sienne
  • Formation : Autre

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Rompre le silence sur les violences gynécologiques et obstétricales

C’est l’histoire d’une sage-femme qui a parcourue le monde pendant 25 ans accompagnant des femmes dans ces moments uniques et intimes et qui se révolte contre les violences qu’elles subissent derrière les portes closes des cabinets gynécologiques et des salles d’accouchement.

Propos sexistes, paroles ou gestes déplacés, actes médicaux brutaux, humiliations, abus ou déni de médication, actes intrusifs sur nos corps sans consentement, violences sexuelles pouvant aller jusqu’au viol …

Ces violences, le plus souvent méconnues, non dites et banalisées, sont pourtant universelles. Elles sont le reflet du système de domination patriarcal s’inscrivant dans l’histoire de la médecine gynécologique et obstétricale, traversée par la volonté de contrôler nos corps, notre sexualité mais aussi notre capacité à enfanter.

Dans un monologue empreint d’émotion et d’irrévérence, qui mêle intime et politique, introspection et recherche, Daniela partage les violences subies sur son propre corps, sa résistance, ses études de sage-femme empreintes de la culture de domination sur le corps des femmes, sa pratique professionnelle, notamment dans l’aide humanitaire, pour dévoiler, analyser et dénoncer ces violences et les mécanismes de domination qui la sous-tendent.

« Accoucher de cette conférence, fut un travail ardu et douloureux, venant des tripes, un processus de libération d’un cri, et le besoin de témoigner un ressenti pour le transformer en lutte »

Le/La gesticulant.e

Née à Buenos Aires, en Argentine dans les années 50, où elle a vécu jusqu’à l’âge de 22 ans, de père syrien et mère d’origine roumaine et palestinienne, militante politique de gauche, Daniela quitte le pays sous la dictature militaire et s’exile en France à la fin des années 70.

Après avoir exercé plusieurs métiers, elle devient monteuse de films documentaires, et à l’âge de 35 ans, embrasse le métier de sage-femme, comme une forme de réparation des violences subies sur son corps de femme et une nouvelle manière de changer le monde, « une naissance à la fois »

Daniela vit actuellement en France, après avoir travaillé auprès des femmes dans plus de 20 pays, dans les hôpitaux, dans des maisons de naissance, à domicile et comme sage-femme dans l’aide humanitaire.