Archives de catégorie : Féminisme

Déchets et des hommes

Une conférence de Tifen DUCHARNE

Essayez de traverser un vide grenier enceinte et de vous renseigner sur les objets dont vous avez besoin pour accueillir un bébé… et vous basculerez dans le monde incroyable des objets qui nous entourent : pourquoi on les crée, pourquoi on les aime, pourquoi on les jette… D’ici à penser qu’on crée des marchés sans penser à l’utilité des objets, mais juste en mettant en place un système hyper lucratif pour un minimum de gens, en exploitant le travail d’un maximum d’humains et les ressources de la planète…

Des riches qui créent des déchets, des pauvres qui les gèrent, et moi et moi et moi… L’ère de l’être humain est finalement celle des déchets, poubellocène propose Baptiste Monsaingeon. C’est celle aussi de la « ruée vers l’ordure » de Jérémie Cavé, car si les ressources se raréfient à vitesse grand V, les multinationales savent bien que dans les gisements de déchets, il y a de quoi faire encore de l’argent.

Une aventure qui ne laisse pas indemne, moi qui ai créé une recyclerie, je trouve aussi dans la récup de l’intelligence, de la malice, des solutions et hop ! Tout n’est pas perdu !

Vous trouverez dans cette plaquette les infos sur cette conférence gesticulée, n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’en savoir plus !

 

La place n’était pas vide …

Une conférence de Catherine MARKSTEIN

La pratique médicale s’est toujours assurée, en complicité et collusion avec le pouvoir politique et religieux, de la surveillance et du contrôle des différents cycles de vie des femmes et des différents temps de la reproduction

A partir d’expériences et trajectoires de vie de femmes, j’élucide cette histoire de colonisation et de dépossession des savoirs et compétences propres des femmes concernant leurs corps, leur santé, leurs sexualités. Je raconte comment j’ai été confrontée à une pratique médicale normative et autoritaire au cours ma vie de femme et de médecin, puis comment j’ai connu le Mouvement pour la Santé des Femmes qui a développé une pensée et une pratique dé-professionnalisée, participative et collective de la santé. Continuer la lecture de La place n’était pas vide …

Les femmes et les enfants d’abord ?

Conférence de Janis Santos

De dispositifs en décrets, de lois en avancées sociétales, les femmes et les hommes seraient égaux et les mères et les enfants seraient considérés et bien traités. Qu’en est-il vraiment ? Les enfants se développent-ils dans de bonnes conditions ? Les femmes peuvent-elles vraiment s’épanouir dans tous les aspects de leur vie ? Par le prisme de la petite enfance, nous allons vérifier tout cela, en crèche, en famille et en chansons.

 

La Môme Catch Catch au pays du patriarcat. Coralie PRADET

Coralie PRADET

 

Armée de son orgue de barbarie, Coralie propose une conférence gesticulée sur la nécessité d’être une militante féministe notamment lorsqu’on appartient au monde du spectacle ! Le tout émaillé de chansons et autres surprises…

Mettrice en scène, comédienne, chanteuse, mère célibataire de deux enfants en bas âge, Coralie nous raconte son parcours, ses prises de consciences et le combat d’une femme confrontée quotidiennement à une société patriarcale.


 


Continuer la lecture de La Môme Catch Catch au pays du patriarcat. Coralie PRADET

L’arnaque de la princesse

Une conférence gesticulée de Antinéa

« Tout commence avec une chanson populaire…chanson coquine ou hymne au viol ?

Une petite fille habillée en princesse qui, en grandissant, découvre l’arnaque. Éduquée à être belle, douce, serviable, aimante, elle se retrouve discriminée, exploitée, humiliée, violentée. Il est où, à ce moment là, le foutu prince charmant ?!!

Éducation sexiste et culture du viol : deux pièces d’un même puzzle ?

Venez faire un p’tit tour dans mon enfance, j’ai quelques gros mots à vous en dire ! »

J’aurais dû m’appeler Aïcha

J’aurais dû m’appeler Aïcha 
(ou l’identité française en question)

Une conférence gesticulée de : Nadège N.
 

Un mois avant ma naissance, la mère de mon père décède. La tradition veut que la première fille née après ce décès hérite du prénom de la défunte. Ma grand-mère s’appelait Aïcha, elle était Algérienne. Pourtant, je m’appelle Nadège.

Trois quart Algérienne, un quart Française. Algérienne de sang, Française de sol. Pas tout à fait Française, pas vraiment Algérienne. Pour les descendants d’Algérien.nes, il y a comme une zone blanche : une histoire coloniale mise sous silence, une guerre faite « d’événements », des représentations racistes et des inégalités qui perdurent. Intégrée par l’école républicaine, bercée par le mythe national, j’ai joué le jeu de l’intégration. En m’assimilant, j’ai refoulé une partie de mon héritage. Je fais aujourd’hui marche arrière en prenant bien soin de ramasser un à un tous les indices et reformer le puzzle de mon histoire, de notre histoire pour mieux la déconstruire.

Alors que les débats identitaires grondent en France et qu’il y a comme une injonction à choisir son camp, comment s’émanciper d’identités qu’on voudrait nous imposer et trouver sa propre voie ?
Nadège N.

Parler du viol, pourquoi faire ?

Une conférence gesticulée de Yan

 

Parler du viol, pourquoi faire ?

(Quand Don Quichotte trébuche sur un vieux secret à la con.)

Pour avoir un truc à dire, il faut avoir quelque chose à penser. Du nouveau. Or, le scoop, c’est que la gravité ne dépend pas de la contrainte. Et comme le viol n’est défini que par la contrainte, il manque un truc. Les conséquences ? La désaggravation, où la gravité du viol s’évapore quand les victimes essaient d’en parler (et ce jusque dans les institutions).

Quoi faire ? Expliciter la gravité du viol, parce que ça n’a pas encore été fait (ça, c’est le second scoop). Ce qui pourrait être bien pour la lutte contre le viol. Le hic, c’est qu’il s’agit aussi de dévoiler le tabou de la gravité sexuelle (3e scoop), ce qui peut s’avérer instructif pour déconstruire la machine à fabriquer du viol : le patriarcat.

Si la gravité du viol va de soi, dans les faits cette gravité s’évapore régulièrement. C’est pourquoi il s’agit d’expliciter la gravité du viol, afin de mettre fin à ce phénomène de désaggravation.

Sans accuser, ni dramatiser, Yan cherche à résoudre une énigme de la nuit des temps.

Yan a été formé par la SCOP l’orage (Grenoble) session 2019.

Avant d’enseigner la philosophie au lycée, ses recherches (master et thèse) concernent les violences sexuelles.

Pourquoi des recherches sur le viol ? Au début, lui-même l’ignorait, c’est juste qu’il était sensible à cette violence. C’est son livre qui apportera la réponse, qui déclenchera des révélations au sein de sa famille. Cela s’appelle un secret générationnel, chemin long et singulier pour mettre fin au silence.

Persuadé de pouvoir contribuer à la lutte contre le viol, il cherche à faire connaître son travail, avec deux livres puis une vidéo, pour enfin réaliser cette conférence gesticulée.

Libérés, délivrés ? Alertez les bébés !

Une conférence gesticulée de Tifen Ducharne

Questionnements de parent, ou d’ancien enfant… avec des dessins, des chansons et un clown !

Lorsque je suis devenue parent, j’ai questionné mon enfance. Je l’ai digérée pour mieux comprendre les relations adultes/enfants, et quel parent je pourrais être.

Alors qu’on parle si souvent de la « libération de la parole », j’ai une folle envie de dire que le droit, on le prend, le silence on le brise, maintenant tout de suite…

A un moment, j’ai découvert, ou pris conscience, qu’un nouvel acteur se glissait dans le jeu éducatif, les grosses entreprises voleuses d’imagination. J’ai décidé de défendre un droit fondamental pour les enfants : le droit de rêver, la liberté d’imaginer.

En avoir ou pas

La culture nataliste face aux enjeux écologiques

Une conférence de Gwennyn TANGUY

Gwennyn s’interroge sur son désir ou non d’avoir un enfant. A travers son parcours personnel, elle questionne notre société pour laquelle la maternité (et plus généralement la parentalité) serait une condition sine qua non au bonheur.

Face aux enjeux écologiques, ne serait-il pas opportun de remettre en question la culture nataliste et de permettre à chacun.e de faire ses choix sans subir de pression ?

Continuer la lecture de En avoir ou pas