Irena Havlicek

L’Économie sociale et solitaire

Une conférence d’Irena HAVLICEK

 » Margaret Thatcher a menti : il y a une alternative. C’est l’économie sociale et solidaire. En tout cas moi, j’y ai cru. A mort. Et puis, chemin faisant, j’ai vu que ce n’était pas gagné… Car le capitalisme est déjà sur le coup. Et sous couvert de social et de solidarité, on veut nous faire gober de drôles de trucs. « 

Cette conférence gesticulée, c’est l’histoire d’un cheminement. Normal, j’viens pas d’ici. Alors, le road movie, c’est mon truc, même si, la plupart du temps, ça se passe juste dans ma tête…
Ma
love story avec l’économie sociale et solitaire, c’est pas une histoire drôle – d’ailleurs, j’ai jamais kiffé les blagues carambar. Mais c’est pas une histoire triste non plus. Parce qu’il n’y a pas à chier, les délires de communication de l’ESS, à y regarder de plus près, c’est quand même un truc à se taper le cul par terre.

Là, tout le monde est prévenu, je parle mal. Pas en français soutenu, en tout cas… En fait, c’est pratique. J’ai un ou deux trucs comme ça. Les gens ne me prennent pas au sérieux. Ça a plein d’avantages. Déjà, même les copains de mon fils arrivent à capter ce que je raconte, et en plus, ça m’évite de reprendre les vérités officielles. De toutes façons, j’ai beau faire des efforts (voir ci-dessus), je suis nulle en franglais…
Pas facile, par les temps qui courent, vous pouvez me croire. Ça fait des années que je suis gérante d’une scop (société coopérative ouvrière de production) et que je m’agite dans tout un tas d’associations locales. J’ai même rejoint le CAC (pas le CAC 40, faut pas déconner… là, c’est le Collectif des associations citoyennes). Et aussi l’Ardeur. Tout ça pour dire que j’ai pas beaucoup de temps, et que si ma conf’ dure trois heures, c’est cadeau !

J’ai pas fait beaucoup d’études, alors je compense. Je lis. Les livres, c’est mon seul luxe. J’empile. Je compile… Un truc obsessionnel. Pour comprendre. Comprendre comment on en est arrivé là. Comment l’Economie sociale et solidaire et devenue, probablement à son insu, une véritable machine de guerre pour marchandiser l’ensemble de la société. Car en fait d’une « troisième voie », celle d’une alternative pour produire, consommer et décider autrement, l’économie sociale et solidaire est, dans sa configuration actuelle, la voiture balai du capitalisme. Un camion poubelle qui ne se contente pas de ramasser les débris et les blessés de la guerre économique. Il les transforme en marchandise…

AMES SENSIBLES, S’ABSTENIR !
Dans cette conférence gesticulée, il est question de misère et de nécessité, d’associations qui crèvent, de coopératives qui s’égarent, de management, de syntaxe et encore de cette saleté qu’est l’investissement à impact social. Sans oublier la loi sur l’ESS, les bénévoleurs, la conquête de nouveaux marchés, l’intérêt général, la langue de bois, des histoires de pauvres, d’étrangers et de fous… et de femmes aussi.

A propos de la conférence

  • Une conférence de
  • Durée : 3 heures (en deux parties, aves un entracte...)
  • Publics : Tout public
  • Année de création : 2015
  • Galerie Médias :