Cynthia BRÉSOLIN

Cynthia BRÉSOLIN - Conférence gesticulée "Le formatage culturel m'a tuer"

Thématique(s)

En bref

  • Durée : 2h - durée à géométrie sensiblement variable
  • Publics : à partir de 14 ans
  • Création : 2015

Mots-Clés

Censure, dominiation culturelle, Émancipation, Esthétique, Normes, résistance, Subversion, Université

Gesticulant.e

  • Localisation : Bordeaux 33000
  • Formation : L'Ardeur

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Comment j’ai tenté de m’affranchir des normes sociales

On est tous égaux face au partage du sensible ! (Jacques Rancière)

Du formatage culturel au formatage social, il n’y a que l’ombre d’un pas.

Par la lunette artistique et un parcours dans le secteur culturel, cette conférence dessine le chemin et  la façon dont le système s’érige comme une norme anesthésiant les individus et toute forme de contestation et comment ce schéma se décline dans toutes les infrastructures sociales, les moindres rouages du quotidien.
En tentant de décrypter le mode de fonctionnement capitaliste, celui qui s’acharne à systématiquement dépolitiser tout ce qui pourrait ébranler ou gêner le bon fonctionnement des choses ; Du « chuis con j’ai rien compris » au « Casse toi pauv’ con » d’une domination par le mépris, on observe comment ce qui dérange, où l’inconnu est mis à la marge et comment on nous fait retourner au conformisme, du « il faut faire comme ça » , mais pas que …
On y parle de récupération et de détournement culturel d’esthétique et de politique, d’instrumentalisation de l’art et de domination par élitisme intellectuel, de résistances et de subversion face aux normes … plus généralement des multiples et nouvelles formes de censures & d’anesthésies sociales.

Cette conférence soutient également l’idée que l’expérience esthétique (des sens) peut être un des vecteurs de déformatage et ainsi un levier de contestation en invitant le spectateur à récupérer ses propres armes : son esprit critique par le « partage du sensible » & sensations dans l’expérience de TOUS les arts (concerts/art contemporain/théâtre…).

On parle du comment le formatage culturel détruit la force subversive de l’art ; Comment la censure réapparaît sous des formes déguisées et s’insinue dans les plus petits méandres de notre quotidien. Comment les institutions nous anesthésient au sens fort du terme, c’est-à-dire nous privent de sensations. Comment l’expérience esthétique constitue une forme de résistance et de retour vers le bouillonnement de la vie. Et comment une docteure-chercheure en art, à force d’être marginalisée par l’institution universitaire, préfère aujourd’hui se définir comme « bidouilliste de l’art » et saltimbanque de la bricole.

Une conférence drôle et instructive, sportive et artistique, politique et subversive …

Et si donc l’expérience des sens et des sensations était une arme figure d’émancipation de réappropriation d’espaces de liberté et de sens critique ? Car si Platon souhaitait l’art banni de la cité, c’est bien parce qu’il en craignait le pouvoir subversif.

Et puis comme le disait Deleuze :

L’art sert à libérer la vie que l’homme a lui-même emprisonnée

Le/La gesticulant.e

Entre récupération de l’art et détournement culturel : une conférence qui parle d’art et de politique, de résistance et de subversion et des multiples formes d’anesthésie sociale.
Après une formation de plasticienne, je me suis orientée vers la théorie de l'art jusqu'au doctorat, où j'ai tenté de déterminer ce qu'était, de façon transdisciplinaire, une œuvre d'art subversive aujourd'hui. J'ai obtenu ma thèse « l'accident esthétique » en 2010 avant de voir ma qualification de maître de conférence refusée par trois fois par le Centre National des Universités.
Après avoir pratiqué la recherche et été chargée de cours à l’université, j'ai sciemment choisi de quitter l'institution pour me réorienter, m'auto-formant à la critique d'arts vivants et arts de la scène. Curieuse, constamment en quête d'inconnu, provoquant le risque, les lieux, moments d'impertinences, je traverse et éprouve les nouvelles formes et pratiques artistiques transdisciplinaires (comédienne, chant, performance, musicienne).
Façonnant et forgeant mes expérimentations par, avec et pour l'humain, c'est ainsi que j'ai donc naturellement atterri et plongé dans l'éducation populaire en montant une conférence gesticulée. Aujourd'hui, à la question "alors, tu fais dans la vie ?", poursuivant mes aspirations et inspirations, je réponds volontiers : "Je bidouille dans l'art".
Bidouilliste de l'art donc, certes, mais en gesticulationS.

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  • Site web : cynthibrez.wixsite.com/conf-gesticulee
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