Description de la Formation

  • Public(s) : groupe constitué, de type syndicat, association, collectif militant, etc. De 6 à 20 personnes.
  • Thèmes : Exemples de thématiques travaillées par le passé dans le cadre de conférences gesticulées collectives : l’école, la paysannerie, l’argent, la démocratie, le militantisme, le féminisme, le sport… Parmi les réalisations possibles, L’ardeur affiche clairement son désir politique de travailler avec des organisations syndicales sur des conférences gesticulées collectives pour interroger les enjeux du syndicalisme et de la lutte des classes.
  • Durée : 2 journées.
  • Objectif(s) de la Formation : Parce que les manipulations du langage dans nos relations institutionnelles (CAF, Pôle emploi…), politiques (média, vie politique…) et surtout professionnelles (nouveau management, protocoles, démarche qualité, évaluations, compétences…) modifient notre perception du monde et, plus encore, la perception de nos métiers et visent à les détruire… nous proposons une formation pour permettre aux futur.e.s formé.e.s d’animer des ateliers de désintoxication à la langue de bois. Cette formation, outre un travail sur les enjeux pédagogiques de l’animation d’un tel atelier, se donnera pour objectifs d’identifier les différentes formes de manipulation, s’exercer à les comprendre et les déconstruire, et imaginer des résistances collectives.
  • Contenus et méthodes pédagogiques : Travail en plénière et en sous-groupes, ateliers d’écriture, indications bibliographiques, topos explicatifs, recueil et analyse de témoignages. La méthode visera par ailleurs à acquérir les contenus d’un atelier de désintoxication à la langue de bois, à savoir :
    • révision des formes de style de la langue de bois : euphémismes (« dégâts collatéraux »), oxymores (« croissance négative »), antiphrases (« plan de sauvegarde de l’emploi »), faux-amis (« réforme »), anglicismes (« coach »), sigles (RGPP), technicisateurs (« technicien de surface »), enjoliveurs (« hôtesse de caisse »), pléonasmes (« démocratie participative »), faux-ennemis (« charges sociales »), etc.
    • analyse des lieux d’élaboration de ces éléments de langage : les « think-tanks »…
    • atelier d’écriture sur le mode langue de bois : demande de non-projet, dépôt de non-subvention, Ridiculum Vitae, détournements de sigles, traductions, thèmes, « on ne dit plus/on dit », fiches de poste en non-langue de bois, etc.
    • inventaire de pistes de résistance et stratégies concrètes de contre-offensive sur le langage.

Organisme de Formation : L’ardeur

Autre(s) formation(s) proposée(s)