Dates

  • Début : 28 Août 2026
  • Fin : 30 Août 2026

Lieu

  • La Maison des utopies en Expérimentations
71250 Château Saint-Laurent, France Bourgogne-Franche-Comté Voir la carte

Prix

  • Entrée libre sur réservation : educpopfemmes@gmail.com / 0618043716 (Hélène)

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Sortie de chantier des conférences gesticulées 2026 – Les Femmes Ont de la Voix !

Sortie de chantier des conférences gesticulées 2026

🗓️ 28-29-30 août 2026

📍La Maison des utopies en Expérimentations- Saint-laurent (71)

Entrée libre sur réservation : educpopfemmes@gmail.com / 0618043716 (Hélène)
https://www.lesfemmesontdelavoix.org/stages-et-formation/sortie-de-chantier-2026

Programmation en résumé (détails plus bas) :

VENDREDI 28 AOÛT 2026

  • 19H : « MAIS REMETTEZ-LA À SA PLACE ! » – Pourquoi la politique reste une voie sans issue pour les femmes / Conférence gesticulée de Laura Slimani

SAMEDI 29 AOÛT 2026

DIMANCHE 30 AOÛT 2026

Détail :

VENDREDI 28 AOÛT 2026 –

 

  • 19H : « MAIS REMEtTEZ-LA À SA PLACE ! » 
Pourquoi la politique reste une voie sans issue pour les femmes

Conférence gesticulée de Laura Slimani

« Laura a été responsable politique locale, nationale et européenne pendant 15 ans. Militante, élue, porte-parole, elle a du affronter un système profondément patriarcal dans lequel les hommes cherchent d’abord à préserver leur pouvoir et leurs intérêts. En racontant son parcours de l’enthousiasme à la désillusion, elle décortique les mécanismes sexistes violents, mais aussi insidieux et profondément ancrés qui maintiennent les femmes et leur expérience à la marge du système, et expulse celles qui cherchent à résister au rouleau compresseur de la domination masculine. »


SAMEDI 29 AOÛT 2026 – 

Conférence gesticulée de Corinne Ginette Claire Sanchez

« Tu es morte, j’ai pleuré, j’ai continué à me lever, un peu plus lentement, beaucoup plus mortelle, mujer rinoceronte (…)*  En 2021, Corinne devient la tutrice de l’enfant que sa sœur a adoptée seule en Arménie, en célibataire, un peu plus de quatre ans auparavant, et qui meurt brusquement. Les doutes et les contradictions bricolent d’abord le quotidien dans l’urgence. Elle découvre le clivage entre d’un côté la Justice des Affaires Familiales (censée protéger le patrimoine des mineur·es et qui soupçonne le conflit d’intérêt) et de l’autre, la justice des enfants (Protection de l’Enfance et éducation), les conflits et les collaborations. Des questions émergent lentement sur l’adoption plénière transnationale, qui crée une rupture définitive avec la famille de naissance, qui empêche les orphelin·es de (re)faire famille, sur les ambivalences de la parentèle et de l’après-avec. Elle s’interroge : Qu’est ce que c’est que l’autorité parentale ? De quelles responsabilités s’agit-il ? Est-il possible de considérer toujours et avant tout, l’intérêt supérieur de l’enfant ? Elle prend conscience des injonctions du patriarcat et des croyances cishétéro-normatives ancrées, des somatechnologies imbriquées, de l’injustice reproductive, au service de politiques coloniales, tantôt natalistes, tantôt génocidaires, mais aussi des discriminations qu’elle éprouve et de l’individualisme qui implose. Qu’est-ce qui est terminé, miné, auto-déterminé ? « 

(*) extrait de Femme Rhinocéros, Assata Shakur



Comment la suprématie blanche brise des vies dans le silence

Conférence gesticulée de Haze Musazi

« Haze Musazi retrace son parcours d’enfant d’un père tutsi et d’une mère bretonne dans une France qui se revendique universaliste. Héritier·e de deux cultures profondément meurtries par le rouleau compresseur de l’État-nation, ielle raconte comment le regard constamment posé sur son apparence, son nom et ses origines supposées a progressivement fracturé son psychisme jusqu’à lui faire perdre sa voix et presque sa vie. À travers son récit, Haze Musazi montre comment ielle continue d’être perçu·e comme étranger·ère à son pays de naissance, différent·e au sein de sa culture. Ielle met en lumière la violence vécue par les personnes qui subissent la pensée raciste ainsi que le danger que cela représente pour eux de vivre dans un pays qui refuse encore de reconnaître les mécanismes de domination, de projection et de discrimination qui le traversent. »

Comment mon corps m’a révélé l’inceste

Conférence gesticulée de MarionPel

« L’année de ses 40 ans, MarionPel est hospitalisée en psychiatrie. Diagnostic : trouble de stress post traumatique. Après 30 ans de silence et de silenciation, elle met enfin des mots sur ce que son corps lui a tour à tour murmuré et chuchoté, puis soufflé et hurlé : elle est une incestée. 

De la psychiatrie à la figure du « monstre », en passant par les neurosciences et la question de la justice, elle revisite dans cette conférence gesticulée son chemin de « reconnaissance » à l’aune des luttes et évolutions sociales majeures des dernières décennies. Et interroge l’invisibilisation, toujours à l’œuvre, de la dimension systémique des violences sexuelles et des rapports de domination. »

DIMANCHE 30 AOÛT 2026

Et si on en finissait avec la famille ?

Conférence gesticulée de Valentine Martial-Mandeix

« Il y en a de toutes sortes : nucléaire, élargie, biologique, d’adoption, recomposée, choisie…
On a beaucoup de mots pour parler de famille, beaucoup moins pour parler d’autres manières de tisser des liens et faire communauté.
Mon expérience de la famille est particulière car j’ai dû être placé en famille d’accueil à l’âge de 7 ans.
Mais au fait, ça veut dire quoi, faire famille ? »

trajectoire irrégulière d’une femme arabe étrangère

Conférence gesticulée de Fatima Benomar

« Née au Maroc, Fatima arrive à Paris en 2001, quelques jours avant les attentats du 11 septembre. Arabe des boucles au prénom, et biberonnée à la honte des colonisé·es, elle devra affronter à la fois l’islamophobie ambiante en France, les violences arabisogynes et le racisme institutionnel, car la Préfecture de police voit d’un mauvais œil son parcours d’intermittente du spectacle. 

Comme des milliers d’étrangèr·es originaires des pays du Sud global, sa route devient alors une suite de sens interdits à esquiver, pour vivre quand même, avec ou sans papiers. »

Carte du lieu