Valentine Martial mandeix

Je suis Valentine et je viens de Charente. Je grandis à la campagne en famille d’accueil et, depuis enfant, je suis sensible aux êtres vivant.e.s et aux injustices. "Trop sensible", me dit-on.

Mon militantisme a débuté par les enjeux de classes sociales et de santé mentale parce que pauvre, prolétaire et enfant d'un père suicidé et d'une mère alors alcoolique. Mais aussi écolo et anti-spéciste, car les liens que j'avais avec les animaux non-humains étaient ressourçant, joyeux et qu'ils ne me jugeaient pas.
En 2017, affaire Weinstein, arrivée de MeToo en France, je me sens concerné.e. Je peux poser des mots sur ce qu'il m'est arrivé. Oui j'ai subi des violences sexistes et sexuelles, comme énormément de femmes de mon entourage. Je ressens une colère mobilisatrice et je rejoins les milieux militants féministes et anti-sexistes. A la même période, je co-créé un groupe Extinction Rébellion et je développe une pensée anti-autoritaire et anarchiste.
En 2024, défait.e de nombreuses emprises, je prends conscience de mon identité queer et je rejoins les adelphes dans les luttes LGBTQIA+. J'y trouve des espaces d'expressions de nos vulnérabilités qui m'apportent l'espoir que d'autres manières de vivre et de prendre soin sont possibles.

2024 toujours, je quitte un emploi dans le socioculturel auprès d’un Conseil citoyen en quartier dit prioritaire. Je travaille des axes de Développement du Pouvoir d’Agir (empouvoirement).
Je pensais que mon travail pourrait faire bouger les choses. Je réalise assez vite que mon travail consiste à être une soupape à la colère des gens et à donner une illusion de pouvoir aux gens du quartier. J’avais moi-même très peu de pouvoir dans mes actions. Ce fut très formateur de travailler avec les habitant.e.s, j'ai appris beaucoup. Mais face à tous ces constats, au harcèlement de mon supérieur, à l'institutionnalisation accrue du réseau des centres sociaux, et après un épuisement généralisé, j’ai tout lâché pour construire le collectif d'éducation populaire La Frontale.

J'essaie d'incarner aujourd'hui les postures issues de l'éducation populaire partout où je peux et pas seulement dans mes sphères "professionnelles" mais aussi avec mes amis, ma famille, mes rencontres...

Toujours précaire actuellement, j'ai un travail d'assistant.e d'éducation en lycée en parallèle de mes autres activités. Je suis heureux.se de me sentir aligné.e avec mes valeurs. Je suis fièr.e de contribuer à mon échelle à des manières de faire commun autrement qu’à travers l’imaginaire capitaliste et oppressif qu'on nous vend. Et je crois réellement que la conférence gesticulée en est un bon exemple. C'est un processus et un outil collectif puissant.

Voir mon parcours et ma formation en détail : https://www.coopalpha-formation.fr/formateur/valentine-martial-mandeix/

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