
Pierre Stassart
Biographie
Identité : je suis né en 1961 à Genval, en « Wallifornie (Brabant Wallon) « dans l’hinterland bruxellois où j’ai grandi, étudié et travaillé avant de migrer en Gaume, « au bout du monde » (à l’échelle belge) l’extrême Sud de la Belgique … pour retourner à l’université…
Profession: ingénieur agronome de formation, sociologue de déformation, plus que les études, ce sont les rencontres qui ont forgé mon parcours. J’ai rêvé d’être instituteur, puis anthropologue et enfin ingénieur. J’ai tout fait dans l’autre sens : ingénieur agronome puis docteur en sociologie de l’environnement pour terminer professeur (à l’université). J’ai animé pendant 15 ans le collectif d’enseignants- chercheurs SEED, cofondé un master en agroécologie interdisciplinaire et plus récemment la Fabrique écocitoyenne
Mes engagements :
Je commence bien ! Par une pause d’un an après mes études universitaire où je pars en stop au Proche Orient, remonter l’histoire, traverser les multiples frontières et … faire la fête !
En 1985 , je co-fonde « La Bardane », une coopérative en autogestion (« post 68 ») d’aménagement d’espaces naturels et de jardins. Puis, comme objecteur de conscience, je travaillerai pour une ONG plusieurs années au Rwanda avec des groupements de paysan.ne.s. Je fais de la « recherche vulgarisation participative », tout un programme … à la fois naïf et ambitieux.
De 1993 à 1996, lors de mon escale en Flandre pour la même ONG, je développe notamment le projet « Boerengoed » (circuit court) avec un syndicat paysan au Pajottenland.
Fin des années nonante , je ralentis … je reviens à l’université. J’explorerai au fil d’une trentaine d’années de recherche et d’ enseignement comme sociologue indiscipliné, les thématiques du développement durable, de la transition, de l’anthropocène et de la justice écologique. J’éprouve à la fois l’impuissance et l’engagement, j’observe le burn-out planétaire, je touche au burn-out solitaire, je découvre la puissance et la fragilité des collectifs.
J’accélère. Je deviens responsable de l’équipe de recherche qui m’a accueillie, l’équipe Socio-Ecologie Enquête et Délibération (SEED), où la question de l’expérimentation sociale demeure centrale. Huit ans plus tard me voilà responsable du Campus Arlon Environnement de l’Université de Liège. Comme « institutionnel » j’expérimente les multiples dimensions de l’accélération et ses conséquences dans une culture de l’excellence ou « the sky is even not the limit » , je commence alors à m’intéresser à la désobéissance civile …
Je profite de mon statut de « prof » pour co-créer avec les étudiant.e.s un cours « universitaire » d’outils d’intelligence collective, inspiré par une vingtaine d’années d’ expériences dans le monde associatif et coopératif. J’ouvre ce cours aux « non-étudiants », curieux , professionnels etc… Ces "Travaux pratiques" deviennent un outil de formation de la Fabrique écocitoyenne, notre laboratoire d'expérimentation sociale
Pour célébrer mon retrait du système productiviste et poursuivre mon élan de transmission de façon plus créative et frontale, je crée une conférence gesticulée avec l’Ardeur , l’association bretonne d’éducation populaire, l’Ardeur, et la complicité de mes camarades gesticulants … une sacrée aventure !

