Mona Gatto

J’ai grandi dans une famille qui tournait toute son attention autour de l’entreprise de mes parents et j’en suis devenue moi-même la cogérante dès que j’ai pu. J’ai travaillé 15 ans en son sein jusqu’à réussir à partir en me débarrassant des injonctions patriarcales du milieu entrepreneurial et de l’emprise familiale.

Je suis actuellement en reconversion professionnelle et je souhaite me tourner vers le soin aux autres. Ayant eu beaucoup de problèmes psychologique pendant ces années de travail, je souhaite à mon tour pouvoir apporter mon aide à celleux qui sont dans une forme de détresse mentale.

Je pense que beaucoup de souffrances sont liées aux choix politiques désastreux tant au niveau des conditions de travail que des conditions de vie des personnes (et sur bien d’autres sujets encore). L’application de la justice est un thème particulièrement important pour moi parce qu’on a l’impression que la sanction est forcément la prison. Ce raisonnement oublie complètement le travail contre la récidive et la prévention du passage à l’acte.

Pour pouvoir agir, j’étudie la psychologie à l’Université de Besançon. Je prévoie aussi de faire une formation à l’équithérapie quand j’aurais validé ma licence.

Mon futur projet professionnel intègre également le yoga que je souhaiterais enseigner. Cette pratique me permettrait de transmettre une connaissance et une conscience corporelle que j’aimerais ouverte à toustes (pas seulement à des personnes aisées en quête de souplesse et d’une activité qui booste leur productivité). L’inclusivité et l’écoute serait à l’honneur dans mes cours. Je donne quelques cours bénévolement pour le moment, et je prévoie de faire une formation pour approfondir mes qualités d’enseignement.

Je joue aussi ma conférence gesticulée pour témoigner des violences que j’ai subie, espérant sensibiliser les personnes qui m’écoutent à la différence femme/homme dans le milieu peu connu du petit patronat. Les dirigeants de PME sont mis dans le même « sac » que les ultras riches sous l’appellation de patron. Cette détestation générale est favorable à un entre-soi peu documenté et questionné dans lequel l’autorité patriarcale est presque sans limite, soutenu par la culture du silence. C’est pour essayer de briser cela que je prends la parole.

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