Anne Cyplewski
Interdite de chanter dès l'enfance, je cherche pendant des années à trouver ma voix. Je prends des cours. Vainement pendant longtemps... Et m'interroge de plus en plus sur les conventions qui nous formatent et musellent notre imaginaire.
De plus, comptable depuis 15 ans, j'apprends tous les jours comment et combien la capitalisme nous conditionne dans les moindres détails.
Comment s'en sortir pour de bon de ces conventions d'une soi-disant "fine fleur", c'est la question que je me pose depuis tôt.
Ma politisation commence fin des années 70 en Allemagne à travers les mouvements pour la paix et contre le nucléaire, accompagnée de mes ardentes lectures de Rosa Luxemburg et de Marx/Engels, pour s'enrichir dès la fin des années 80 en France.
Militante depuis quelques années à Réseau salariat, j'y travaille (enfin !) sur une économie de souveraineté populaire en participant à l'élaboration d'un modèle économique qui arrache les racines du capitalisme, notamment le financement de investissement. J'y participe aussi aux travaux du Groupe Structurant Femmes.
Engagée dans l'éducation populaire politique (*), je décide de créer une conférence gesticulée en 2025 pour composer un tissage de ces expériences et doutes dans les champs de l'anti-capitalisme, de la compta, du chant et d'autres.
Ma conf' a été créée au sein de l'Ardeur et avec la complicité de mes camarades de formation. Je les remercie avec joie pour la rencontre directe de ces quelques pièces qui contribuent à l'énorme puzzle de nos conférences gesticulées dans leur ensemble : Sabine ("Madame la Députée! Une sans-nom à l'Assemblée nationale"), David ("Choisis ton camp camarade ! Féminisme et syndicalisme, même combat???") et Pierre ("Tic-Tac-Tic-Tac…. résister à l'accélération pour résister au burnout global planétaire"), tissée des savoirs d'Emmanuelle ("Précarité mon Amour. Une autre histoire du capitalisme néolibéral" & "Je travaille avec 2 ailes. Une autre histoire de l’organisation du travail" ) et de Katia ("Mais Madame, vous n’êtes pas payée pour nous rendre heureux …").
(*) "Pour une éducation populaire politique : La démocratie est une pratique et non un état. Cela nécessite un véritable outillage pour libérer l'expression populaire, pour confronter les points de vu, pour analyser, délibérer et arbitrer. Sans ce travail politique, nous laissons la démocratie aux professionnels de la politique, de la science, des médias, eux mêmes enclins à la laisser aux experts économiques."

