Archives par mot-clé : Éducation populaire

Et si je refusais de m’insérer ?

Une conférence de William TOURNIER

Une autre histoire de la solidarité …

Depuis tout petit on me demande de me tenir à ma place, sans jamais me parler de classe … On a dit «  Arrête de  gesticuler, tu changeras pas le monde ! ». Devoir d’insolence oblige, j’ai pris la route en sens inverse !
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Déchets et des hommes

Une conférence de Tifen DUCHARNE

Essayez de traverser un vide grenier enceinte et de vous renseigner sur les objets dont vous avez besoin pour accueillir un bébé… et vous basculerez dans le monde incroyable des objets qui nous entourent : pourquoi on les crée, pourquoi on les aime, pourquoi on les jette… D’ici à penser qu’on crée des marchés sans penser à l’utilité des objets, mais juste en mettant en place un système hyper lucratif pour un minimum de gens, en exploitant le travail d’un maximum d’humains et les ressources de la planète…

Des riches qui créent des déchets, des pauvres qui les gèrent, et moi et moi et moi… L’ère de l’être humain est finalement celle des déchets, poubellocène propose Baptiste Monsaingeon. C’est celle aussi de la « ruée vers l’ordure » de Jérémie Cavé, car si les ressources se raréfient à vitesse grand V, les multinationales savent bien que dans les gisements de déchets, il y a de quoi faire encore de l’argent.

Une aventure qui ne laisse pas indemne, moi qui ai créé une recyclerie, je trouve aussi dans la récup de l’intelligence, de la malice, des solutions et hop ! Tout n’est pas perdu !

Vous trouverez dans cette plaquette les infos sur cette conférence gesticulée, n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’en savoir plus !

 

Vers le Sénat et au-delà, la loi de la gravité en politique !

Une conférence dAurélien VERNET

Comment comprendre le système politique français à travers la loi … de la gravitation ?
Le parallèle astronomique nous ramène aux fondamentaux du fonctionnement de nos institutions et trace un avenir possible de la transition vers une véritable démocratie. Continuer la lecture de Vers le Sénat et au-delà, la loi de la gravité en politique !

Gare au gorille !

Une conférence de Jean HORGUES-DEBAT

À partir de son expérience associative professionnelle et militante de 40 ans, Jean Horgues-Debat partage quelques réflexions  personnelles sur les difficultés et les ressources de l’action  collective. Continuer la lecture de Gare au gorille !

Inculture(s) 2 Et si on empêchait les riches de s’instruire plus vite que les pauvres ? Une autre histoire de l’éducation

De et par Franck LEPAGE

En 1792, la Convention auditionne le rapport du marquis de Condorcet sur l’instruction publique. Qui se souvient des autres projets d’éducation, dont celui de Mirabeau, de Talleyrand, de Rome, ou celui de Lepeletier de St Fargeau. A la différence de ce dernier qui interrogeait vraiment les conditions d’une égalité des apprentissages et des savoirs, le plan de Condorcet comporte un fort risque d’élitisme et une différenciation des citoyens par le savoir, difficulté habilement contournée par le recours ambigu au concept de « méritocratie » et l’indécente appellation « d’égalité des chances », définition littérale de l’inégalité. Deux siècles et 185 ministres plus tard, on pose toujours la question : « Comment concilier égalité des savoirs et méritocratie ? » On ne le peut pas ! La méritocratie et l’égalité sont inconciliables ! Ce sont deux principes opposés et il faut nécessairement choisir, le comble de la perversité étant de choisir la méritocratie en faisant semblant de désirer l’égalité. Si rien n’est fait pour changer l’école vers une école réellement égalitaire, le « marché éducatif » tel que promu par le traité constitutionnel européen imposé contre l’avis des Français règlera la question en mettant fin à l’éducation nationale et en libéralisant l’acte éducatif.

Le spectacle utilise l’image du parapente (l’ascension aérologique) comme métaphore de l’ascension sociale. C’est donc tout autant une leçon de parapente. L’école reproduit les hiérarchies sociales, les confirme, les légitime. Ce n’est pas une école de l’égalité mais de l’inégalité, rebaptisée « égalité des chances ». C’est l’école de Condorcet. Pourtant, savoir cela, (et l’avoir vérifié personnellement) ne nous avance guère pour agir.

La conférence emprunte à différents auteurs (François Dubet, Bernard Defrance, Jean Louis Derouet, Nico Hirtt, Bernard Charlot, André Antibi, Samuel Joshua, etc. ) et articule différents enjeux d’aujourd’hui :

  • Les pédagogies reproductrices d’inégalité : la notation individuelle, la « constante macabre »… (André Antibi).
  • La réussite scolaire et le rapport au savoir : l’école ne récompense pas le travail mais le plaisir (Bernard Charlot).
  • Les méthodes pédagogiques sans moyens supplémentaires,  qui confortent les inégalités d’accès au savoir (Samuel Joshua).
  • La confusion entre démocratisation et massification, la confusion entre l’erreur et la faute, le viol par l’école de tous les principes qui fondent une démocratie (nul ne peut se faire justice à soi-même mais l’enseignant note son propre enseignement, nul ne peut être puni pour un crime qu’il n’a pas commis mis les punitions collectives sont légion, etc.) (Bernard Defrance).
  • Le décrochage radical entre école et emploi, l’ineptie d’une école adaptée au « marché du travail ». Le contre exemple de l’université libre et ouverte aux travailleurs de Paris 8 Vincennes, entre 1969 et 1980, université sans notes, sans Bac, creuset qui a démontré qu’on pouvait se passer de la notation, et qui a été rasée par Jacques Chirac, Maire de Paris, en 1980.
  • La fin programmée des systèmes nationaux d‘éducation et la mise en place d’un « marché éducatif » (Nico Hirtt).
  • La coexistence impossible des trois missions (éduquer, instruire, former) dans une société de chômage de masse (Jean Louis Derouet).
  • Etc.

Un pavé dans la bulle

Une conférence de Jérémie LETORT

Un peu naïvement, et comme plein de gens, moi ce que je voulais c’était changer le monde !
Je me suis même dit que mon métier d’animateur socioculturel allait y contribuer.

Armé de bonnes intentions et de valeurs à défendre, pendant 15 années je m’en suis allé travailler avec les gens… pour finalement en revenir avec le sentiment de n’avoir pas changé grand chose.

Et si ce qu’il nous avait manqué tout ce temps c’était la subversion ?
Cette idée que nous devons véritablement mettre en mots et en actes notre résistance à la pensée dominante. L’historien François Cusset nous rappelle : “aucun progrès social ne s’est gagné par la discussion”. Et pas davantage avec des bonnes intentions et des valeurs…

Mais alors, pourquoi est-ce que ça n’est jamais allé de soi pour moi d’être subversif ?
Pourquoi est-ce que j’avais intégré l’idée que je devais rester neutre, que mon action ne pouvait pas être politique ?

Le temps de quelques bulles de savon, je partage du vécu et des réflexions sur les principes de rapport de force, de domination, de contrôle social, de syndicalisation… pour que, peut-être, politiser nos pratiques redevienne une évidence.


Cette conf’, c’est pour qui ?
Pour celles et ceux qui essaient d’agir, dans un cadre professionnel, associatif, syndical, informel.
Pour celles et ceux qui ont le sentiment de ne pas ou de ne plus agir. Parce que des choses ont été essayées mais ont laissé ce goût amer du « à quoi ça sert vraiment de faire ça ? ».
Pour celles et ceux qui souhaitent prendre plaisir à nourrir leur regard critique, tout simplement.

Pour accéder à toutes les informations sur la conf’, sur l’atelier et la faire jouer chez vous c’est ICI !

 

 

Délivrons nous du mâle !

 

 Une conférence de Jean HORGUES-DEBAT

On ne nait pas homme on le devient … ou pas !

Cette conférence aborde un sujet sensible et délicat, car il relie l’intime, l’inconscient, nos convictions personnelles aussi bien que la société et la politique….

L’égalité homme femme nous concerne tous (et pas seulement les femmes).  La question que je vais essayer d’aborder, en tant qu’homme, est celle du patriarcat : d’où il vient,  comment il se transmet, hier comme aujourd’hui ?

A partir de ma petite expérience d’homme lambda,  qui tente en plus d’être un allié du féminisme, et  de différentes sources universitaires et militantes,  je propose une grille d’analyse autour du mythe de la virilité qui nous emprisonne depuis des millénaires, les femmes comme la plupart des hommes.  Nous libérer du viriarcat demande de lutter pas seulement contre ses effets néfastes, mais aussi de l’attaquer à la source, pour nous en délivrer individuellement et collectivement. (d’où le titre ! )

Dans Une pensée en mouvement (Odile Jacob, 2009), Françoise Héritier écrivait :« Le point aveugle de l’anthropologie se situe dans le questionnement du statut du masculin… et plus précisément du masculin adulte… la virilité adulte dont on ne parle pas ». Souvent au cours de ces interventions, Françoise Héritier évoquait la nécessité de transformer la vision masculine, c’est-à-dire la vision que les hommes ont de la compréhension et de l’organisation du monde. Au risque d’en heurter beaucoup, elle pensait qu’il ne revenait pas qu’aux femmes de transformer les représentations et les injonctions dont elles étaient les victimes, mais que femmes et hommes devaient ensemble transformer la vision masculine du monde, voire qu’il fallait convaincre les hommes de s’attaquer par eux-mêmes aux représentations dont ils étaient tout à la fois les bénéficiaires et les victimes.

Cela interroge la construction de la masculinité, ou plutôt sa déconstruction pour en inventer de nouvelles… Vaste chantier !

Héritage(s) au pays de l’éducation populaire : Que reste-t-il de nos colos?

Une conférence gesticulée de Alice Trolet

Dans cette conférence gesticulée, je vous parle d’Héritage-S : familial, politique, collectif ou imaginaire… des valeurs humanistes de ma mère et de ma grand-mère, de mon contexte personnel aussi, qui m’ont amenée, pas à pas, sur le chemin des colonie de vacances…

Et puis, je vous parle d’Alice… et de mon pays des merveilles à moi : l’éducation populaire !!! C’est en retraversant le conte de Lewis Caroll, que je vous ra-conte ma propre aventure dans ce champ professionnel si particulier qu’est l’animation socioculturelle.

Aussi, je questionne dans cette conférence, l’éducation populaire et son évolution, qui  portent selon moi – pour chacun et chacune d’entre nous – un imaginaire bien particulier : héritage de notre vécu, de nos perceptions et de nos utopies personnelles sans doutes…

Entre histoire, théâtre et politique : Que reste-t-il de nos colos ? après plus de 150 ans d’Histoire républicaine… et libérale !

Parce que mon expérience au sein d’une fédération nationale d’éducation populaire m’a permis de comprendre qu’elle ne se situe pas – ou plus ?! – là où l’on nous dit qu’elle est !…

Je cherche ici, à soulever les lièvres – ou les lapins blancs !!! – qui nous font miroiter des valeurs démocratiques et d’émancipations alors que le rôle de ces associations a profondément changé depuis leurs créations…

Malgré des peurs, des doutes et quelques moments de solitude, je vous livre donc mon analyse sur les pratiques internes d’une structure – une institution – qui  joue sur nos espoirs et utopies pour mieux nous manipuler et nous diviser…

Pour autant, l’éducation populaire reste selon moi un outil d’émancipation incontestable, et c’est à nous de nous le réapproprier et en faire ce que nous souhaitons…

Déconne pas Manu

Conférence gesticulée réalisée par Renaud NAPOLEON

Titre : Déconne pas Manu

Sous-titre : Pourquoi les jeunes sont la caution nécessaire d’un système qui déraille ?

Synopsis : Les jeunes et les hobbits même combat, sous prétexte d’un voyage initiatique on se sert d’eux pour essayer d’administrer une cure de jouvence à un monde immobile et vieillissant. Heureusement ils peuvent trouver les armes pour les retourner contre les saigneurs des agneaux.

Mais encore : En utilisant des personnages et des scènes de l’ouvrage de Tolkien « le seigneur des anneaux » cette conférence  va mettre en évidence la façon dont les adultes en général instrumentalisent les jeunes. En effet, ayant longtemps été la caution jeune d’une fédération populaire, qui par ailleurs prône la participation des enfants et des jeunes, je peux aujourd’hui dire qu’on me faisait croire que j’étais « Aragorn » (le roi des humains) alors que je n’étais et suis toujours qu’un « hobbit » (créature fragile et manipulée). Heureusement mon parcours à mis en lumière quelques armes, quelques méthodes et outils de l’éducation populaire que je compte donner au plus grand nombre.