Archives par mot-clé : Éducation populaire

Et si je refusais de m’insérer ?

Une conférence de William TOURNIER

Une autre histoire de la solidarité …

Depuis tout petit on me demande de me tenir à ma place, sans jamais me parler de classe … On a dit «  Arrête de  gesticuler, tu changeras pas le monde ! ». Devoir d’insolence oblige, j’ai pris la route en sens inverse !
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Vers le Sénat et au-delà, la loi de la gravité en politique !

Une conférence dAurélien VERNET

Comment comprendre le système politique français à travers la loi … de la gravitation ?
Le parallèle astronomique nous ramène aux fondamentaux du fonctionnement de nos institutions et trace un avenir possible de la transition vers une véritable démocratie. Continuer la lecture de Vers le Sénat et au-delà, la loi de la gravité en politique !

Inculture(s) 2 Et si on empêchait les riches de s’instruire plus vite que les pauvres ? Une autre histoire de l’éducation

De et par Franck LEPAGE

En 1792, la Convention auditionne le rapport du marquis de Condorcet sur l’instruction publique. Qui se souvient des autres projets d’éducation, dont celui de Mirabeau, de Talleyrand, de Rome, ou celui de Lepeletier de St Fargeau. A la différence de ce dernier qui interrogeait vraiment les conditions d’une égalité des apprentissages et des savoirs, le plan de Condorcet comporte un fort risque d’élitisme et une différenciation des citoyens par le savoir, difficulté habilement contournée par le recours ambigu au concept de « méritocratie » et l’indécente appellation « d’égalité des chances », définition littérale de l’inégalité. Deux siècles et 185 ministres plus tard, on pose toujours la question : « Comment concilier égalité des savoirs et méritocratie ? » On ne le peut pas ! La méritocratie et l’égalité sont inconciliables ! Ce sont deux principes opposés et il faut nécessairement choisir, le comble de la perversité étant de choisir la méritocratie en faisant semblant de désirer l’égalité. Si rien n’est fait pour changer l’école vers une école réellement égalitaire, le « marché éducatif » tel que promu par le traité constitutionnel européen imposé contre l’avis des Français règlera la question en mettant fin à l’éducation nationale et en libéralisant l’acte éducatif.

Le spectacle utilise l’image du parapente (l’ascension aérologique) comme métaphore de l’ascension sociale. C’est donc tout autant une leçon de parapente. L’école reproduit les hiérarchies sociales, les confirme, les légitime. Ce n’est pas une école de l’égalité mais de l’inégalité, rebaptisée « égalité des chances ». C’est l’école de Condorcet. Pourtant, savoir cela, (et l’avoir vérifié personnellement) ne nous avance guère pour agir.

La conférence emprunte à différents auteurs (François Dubet, Bernard Defrance, Jean Louis Derouet, Nico Hirtt, Bernard Charlot, André Antibi, Samuel Joshua, etc. ) et articule différents enjeux d’aujourd’hui :

  • Les pédagogies reproductrices d’inégalité : la notation individuelle, la « constante macabre »… (André Antibi).
  • La réussite scolaire et le rapport au savoir : l’école ne récompense pas le travail mais le plaisir (Bernard Charlot).
  • Les méthodes pédagogiques sans moyens supplémentaires,  qui confortent les inégalités d’accès au savoir (Samuel Joshua).
  • La confusion entre démocratisation et massification, la confusion entre l’erreur et la faute, le viol par l’école de tous les principes qui fondent une démocratie (nul ne peut se faire justice à soi-même mais l’enseignant note son propre enseignement, nul ne peut être puni pour un crime qu’il n’a pas commis mis les punitions collectives sont légion, etc.) (Bernard Defrance).
  • Le décrochage radical entre école et emploi, l’ineptie d’une école adaptée au « marché du travail ». Le contre exemple de l’université libre et ouverte aux travailleurs de Paris 8 Vincennes, entre 1969 et 1980, université sans notes, sans Bac, creuset qui a démontré qu’on pouvait se passer de la notation, et qui a été rasée par Jacques Chirac, Maire de Paris, en 1980.
  • La fin programmée des systèmes nationaux d‘éducation et la mise en place d’un « marché éducatif » (Nico Hirtt).
  • La coexistence impossible des trois missions (éduquer, instruire, former) dans une société de chômage de masse (Jean Louis Derouet).
  • Etc.

Un pavé dans la bulle

Une conférence de Jérémie LETORT

Moi, ce que je voulais c’était changer le monde … à plein temps. Pour ça il fallait que je sois avec les gens, alors je suis devenu travailleur social. Plus précisément animateur socioculturel. Quand j’ai été formé on m’a dit : « Vous allez faire de l’animation, de l’éducation populaire ». Ça semblait coller avec mes envies d’un monde meilleur. Continuer la lecture de Un pavé dans la bulle