Archives par mot-clé : Culture

Le formatage culturel m’a tuer

A la reconquête du sens critique

https://cynthibrez.wixsite.com/conf-gesticulee

« On est tous égaux face au partage du sensible! »

(Jacques Rancière)

Entre récupération de l’art et détournement culturel:

une conférence qui parle d’art et de politique, de résistance et de subversion et des multiples formes d’anesthésie sociale

En gros: tu comprends pas pourquoi tu comprends rien à l’art?

On t’explique  le pourquoi du comment, et on te montre le comment et pourquoi « créer c’est résister »

tu verras c’est simple!

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Transclass Express

Conférence de  Maxime Mariette

Histoire sociale d’un prof de philo qui déraille ou comment on fabrique les chouchous et les cancres

 

 

Il paraît que quand on veut on peut.  Il paraît qu’il suffirait de travailler pour réussir et s’élever socialement. Il paraît que le talent ça compte ! Il paraît que lorsque nous faisons un choix, nous en sommes entièrement responsable. Il paraît qu’en nous il y a quelque chose qui s’appelle la liberté individuelle. Il en paraît des choses. Continuer la lecture de Transclass Express

Inculture(s) 1 « L’éducation populaire, Monsieur, ils n’en ont pas voulu… » Une autre histoire de la culture

De et par Franck LEPAGE

C’est ce qui m’est arrivé. Et c’est l’histoire que je vais vous raconter. Quand je dis : « J’ai arrêté de croire à la culture », entendons-nous bien, c’est idiot comme phrase ! Non, j’ai arrêté de croire, pour être très précis, en cette chose qu’on appelle chez nous « la démocratisation culturelle »… C’est l’idée qu’en balançant du fumier culturel sur la tête des pauvres, ça va les faire pousser et qu’ils vont rattraper les riches ! Qu’on va les « cultiver » en somme. Voilà, c’est à ça que j’ai arrêté de croire. Je faisais ça dans les banlieues, c’est là qu’ils sont souvent, les pauvres… Et donc, je leur balançais des charrettes d’engrais culturel, essentiellement sous forme d’art contemporain et de « création ». Il y a beaucoup de fumier dans l’art contemporain. De la danse contemporaine, du théâtre contemporain, de la musique contemporaine… pour les faire pousser. On parle aussi de réduction des inégalités culturelles ou « d’ascension sociale » par la culture. Mais j’ai compris bêtement un jour que les riches avaient les moyens de se cultiver toujours plus vite… C’est là que j’ai arrêté de croire.

Un philosophe aujourd’hui oublié, Herbert Marcuse, nous mettait en garde : nous ne pourrions bientôt plus critiquer efficacement le capitalisme, parce que nous n’aurions bientôt plus de mots pour le désigner négativement. 30 ans plus tard, le capitalisme s’appelle développement, la domination s’appelle partenariat, l’exploitation s’appelle gestion des ressources humaines et l’aliénation s’appelle projet. Des mots qui ne permettent plus de penser la réalité mais simplement de nous y adapter en l’approuvant à l’infini. Des « concepts opérationnels » qui nous font désirer le nouvel esprit du capitalisme même quand nous pensons naïvement le combattre… Georges Orwell ne s’était pas trompé de date ; nous avons failli avoir en 1984 un « ministère de l’intelligence ». Assignés à la positivité, désormais, comme le prévoyait Guy Debord : « Tout ce qui est bon apparaît, tout ce qui apparaît est bon. »

Mes jolies colonies

Conférence de Djenab Sangaré

En nous livrant une autre histoire de la colonisation et de la décolonisation que celle livrée par nos manuels scolaires et nos cours d’histoire, cette conférence gesticulée vient interroger les effets actuels de notre histoire coloniale. Quelle est notre légitimité à nous sentir de nationalité française aujourd’hui quant on s’appelle Fatoumata ou Mohamed ? Dans cette conférence, on parlera de culture, d’ethnocentrisme, de capitalisme.

 

Sculpteurs de mondes. L’expérience d’un marcheur colporteur

3600 km à pieds, après mes 70 ans, en France à la rencontre d’alternatives dans tous les domaines : depuis le paysan boulanger et la ferme de permaculture, jusqu’aux fabs labs ou à un lycée public innovant en passant par les monnaies locales complémentaires, la production d’énergie  citoyenne, les espaces de co-travail, un logiciel de dialogue pour tous les acteurs de la vie locale, les éco-quartiers avec habitat participatif, les associations ville en transition et une EPHAD éco responsable…

 

Les questions que je me posais et que je leur posais:

Comment marche votre initiative? Quels sont les moteurs ? Quels sont les freins ?

J’ai appelé cette conférence « Sculpteurs de Mondes: l’expérience d’un marcheur colporteur.

Elle allie témoignage du marcheur,  témoignage du sculpteur (je sculpte sur bois), et réflexions sur notre société et notre avenir. Elle décrit quelques unes des 120 expériences alternatives que j’ai rencontrées et cherche à répondre aux questions précédentes; elle témoigne aussi de la richesse de toutes ces rencontres recherchées ou totalement inopinées.

Ces 3600 km sur 8 mois, m’ont amené à m’interroger sur la notion de ‘communs’ que j’ai croisée dans la quasi totalité des expériences alternatives sur mon chemin et qui ré émerge en ce moment et sur les outils juridiques à notre disposition pour les appréhender et les gérer.

La question clef à se poser dans un débat à l’issue de la conférence pourrait être   : « Sous quelles conditions ces expériences alternatives vont elles rester des expérimentations ou sont elles déjà les prémisses d’un autre monde?  »

Un extrait de la conférence est disponible sur Viméo

« Nous ne sommes pas du même monde… » et si l’art plastique devenait vraiment subversif…

« Nous ne sommes pas du même monde… »
et si l’art plastique devenait vraiment subversif

L’art plastique est un outils du et de pouvoir ….
Les dominants gardent l’art contemporain pour eux. Pourquoi ? Pour la spéculation, la violence symbolique ou parce que, quand il devient subversif, il est dangereux pour eux…?
Et si on se le réappropriait vraiment? Pas juste en allant au musée ou dans une galerie?
Je suis artiste plasticienne, animatrice culturelle et maintenant conférencière gesticulante.
Je crois en l’émancipation par la création et en l’imagination comme outils très puissants pour la (ré)volution.
Bienvenue dans cette conférence gesticulée, où je vous parlerai de mes balbutiements, de mes pérégrinations, et de mes prises de consciences politiques dans le monde merveilleux de l’Ahahahart Contemporain.
Et ça va être Chouette! ( ou Hibou !)

Conférence gesticulées réalisée par Mélanie SALA