Archives par mot-clé : Capitalisme

Déchets et des hommes

Une conférence de Tifen DUCHARNE

Essayez de traverser un vide grenier enceinte et de vous renseigner sur les objets dont vous avez besoin pour accueillir un bébé… et vous basculerez dans le monde incroyable des objets qui nous entourent : pourquoi on les crée, pourquoi on les aime, pourquoi on les jette… D’ici à penser qu’on crée des marchés sans penser à l’utilité des objets, mais juste en mettant en place un système hyper lucratif pour un minimum de gens, en exploitant le travail d’un maximum d’humains et les ressources de la planète…

Des riches qui créent des déchets, des pauvres qui les gèrent, et moi et moi et moi… L’ère de l’être humain est finalement celle des déchets, poubellocène propose Baptiste Monsaingeon. C’est celle aussi de la « ruée vers l’ordure » de Jérémie Cavé, car si les ressources se raréfient à vitesse grand V, les multinationales savent bien que dans les gisements de déchets, il y a de quoi faire encore de l’argent.

Une aventure qui ne laisse pas indemne, moi qui ai créé une recyclerie, je trouve aussi dans la récup de l’intelligence, de la malice, des solutions et hop ! Tout n’est pas perdu !

Vous trouverez dans cette plaquette les infos sur cette conférence gesticulée, n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’en savoir plus !

 

La structure psychique du capitalisme

Une conférence de Stéphane YVES

Comment le capitalisme conditionne notre façon d’être ? Stéphane Yves, psychologue, sera accompagné d’invités aussi émérites qu’originaux pour élucider cette question : Myrtille, une abeille spécialisée dans le fonctionnement de l’être social, Toufou, un écureuil expert dans la finance, Max un ver de terre activiste écologiste, et enfin, Pignouf, un penseur de haut niveau …

C’est pas la fin du monde … mais faut tout réinventer !

Une conférence de Gwennyn TANGUY

Les désastres écologiques planétaires sont accablants. Il nous faut pourtant éviter de sombrer dans un sentiment d’impuissance.
Ce constat jalonne la vie de Gwennyn TANGUY, tour à tour ingénieure en énergétique, militante écologiste, décroissante et parfois résignée.

Cette conférence gesticulée alterne entre ses questionnements et expériences personnelles et la présentation de travaux de recherches pluridisciplinaires. Entre lucidité et optimisme, c’est une invitation à prendre du recul et à agir en conscience.

 

 

« Quand on veut on peut » – Pour en finir avec la méritocratie

Une conférence de Lola GUILLOT

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Est-ce que l’ascension sociale et le succès s’obtiennent vraiment par le mérite ? Est-ce que le rêve américain du type qui se construit à partir de rien, et qui devient à la sueur de son front un grand de ce monde n’est pas qu’un mythe ? Est-ce qu’un système scolaire méritocratique permet de donner des chances égales à tout le monde ? Est-ce que ce système est compatible avec l’idéal démocratique défendu dans notre société ? Continuer la lecture de « Quand on veut on peut » – Pour en finir avec la méritocratie

Inculture(s) 1 « L’éducation populaire, Monsieur, ils n’en ont pas voulu… » Une autre histoire de la culture

De et par Franck LEPAGE

C’est ce qui m’est arrivé. Et c’est l’histoire que je vais vous raconter. Quand je dis : « J’ai arrêté de croire à la culture », entendons-nous bien, c’est idiot comme phrase ! Non, j’ai arrêté de croire, pour être très précis, en cette chose qu’on appelle chez nous « la démocratisation culturelle »… C’est l’idée qu’en balançant du fumier culturel sur la tête des pauvres, ça va les faire pousser et qu’ils vont rattraper les riches ! Qu’on va les « cultiver » en somme. Voilà, c’est à ça que j’ai arrêté de croire. Je faisais ça dans les banlieues, c’est là qu’ils sont souvent, les pauvres… Et donc, je leur balançais des charrettes d’engrais culturel, essentiellement sous forme d’art contemporain et de « création ». Il y a beaucoup de fumier dans l’art contemporain. De la danse contemporaine, du théâtre contemporain, de la musique contemporaine… pour les faire pousser. On parle aussi de réduction des inégalités culturelles ou « d’ascension sociale » par la culture. Mais j’ai compris bêtement un jour que les riches avaient les moyens de se cultiver toujours plus vite… C’est là que j’ai arrêté de croire.

Un philosophe aujourd’hui oublié, Herbert Marcuse, nous mettait en garde : nous ne pourrions bientôt plus critiquer efficacement le capitalisme, parce que nous n’aurions bientôt plus de mots pour le désigner négativement. 30 ans plus tard, le capitalisme s’appelle développement, la domination s’appelle partenariat, l’exploitation s’appelle gestion des ressources humaines et l’aliénation s’appelle projet. Des mots qui ne permettent plus de penser la réalité mais simplement de nous y adapter en l’approuvant à l’infini. Des « concepts opérationnels » qui nous font désirer le nouvel esprit du capitalisme même quand nous pensons naïvement le combattre… Georges Orwell ne s’était pas trompé de date ; nous avons failli avoir en 1984 un « ministère de l’intelligence ». Assignés à la positivité, désormais, comme le prévoyait Guy Debord : « Tout ce qui est bon apparaît, tout ce qui apparaît est bon. »

Mes jolies colonies…

Conférence de Djenab

C’est en voulant trouver la formation qui la mènera à son futur métier que Djenab découvre qu’elle ne connaît pas toute son histoire. Se mettant à sa recherche, elle nous emmène avec elle, au travers de ses différentes identités. On parlera racisme-qui-s’ignore, culture(s), colonisation, capitalisme.. Une chose semble se dessiner cependant, être « issue de l’immigration » ne semble pas être une de ces identités…

 

Apocalypse, no!

Le regard d’un vilain petit canard sur « l’effondrement »

Une conférence gesticulée de Véronique BARRAUD

« Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. » disait Krishnamurti. Une inadaptée (paysanne, ex-agronome, ex-céramiste, ex-psychothérapeute et ex-clown…) nous livre sa vision sur ce qui nous arrive… Tout est lié dans notre monde complexe… Et si on renversait complètement notre façon d’imaginer notre société, de l’organiser, d’y vivre ?
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En avoir ou pas

La culture nataliste face aux enjeux écologiques

Une conférence de Gwennyn TANGUY

Gwennyn s’interroge sur son désir ou non d’avoir un enfant. A travers son parcours personnel, elle questionne notre société pour laquelle la maternité (et plus généralement la parentalité) serait une condition sine qua non au bonheur.

Face aux enjeux écologiques, ne serait-il pas opportun de remettre en question la culture nataliste et de permettre à chacun.e de faire ses choix sans subir de pression ?

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On va quand même pas leur donner les clefs de la voiture ! : « participation », démocratie et domination.

Une conférence gesticulée de Claire HOFER

La « participation citoyenne » revisitée

D’où ça vient la « démocratie participative » et à qui ça profite ? Participer à quoi ? Avec quel pouvoir ?

Claire Hofer a oeuvré dans la « participation citoyenne », à sa manière : celle de L’Éducation populaire. D’abord en ne sachant pas qu’elle le faisait, puis en brandissant « l’utilité publique » comme une gousse d’ail face aux dominants-vampires, pour finir par passer dans des trous de souris de plus en plus petits, avant de nous retrouver comme conférencière gesticulante.

Notre service public start-uppé, des « marques de villes » imbéciles, la participation-concertation-mascarade : les puissants font fort pour éviter à tout prix le contrôle citoyen !

Une critique un peu méchante, politique, marrante, douloureuse, incomplète et partageuse de la communication publique, celle qui, normalement, est au service des citoyens, des associations, des services publics et des élus du peuple.

Des pistes et l’espoir qui revient : ahou, ahou, ahou !

Déconne pas Manu

Conférence gesticulée réalisée par Renaud NAPOLEON

Titre : Déconne pas Manu

Sous-titre : Pourquoi les jeunes sont la caution nécessaire d’un système qui déraille ?

Synopsis : Les jeunes et les hobbits même combat, sous prétexte d’un voyage initiatique on se sert d’eux pour essayer d’administrer une cure de jouvence à un monde immobile et vieillissant. Heureusement ils peuvent trouver les armes pour les retourner contre les saigneurs des agneaux.

Mais encore : En utilisant des personnages et des scènes de l’ouvrage de Tolkien « le seigneur des anneaux » cette conférence  va mettre en évidence la façon dont les adultes en général instrumentalisent les jeunes. En effet, ayant longtemps été la caution jeune d’une fédération populaire, qui par ailleurs prône la participation des enfants et des jeunes, je peux aujourd’hui dire qu’on me faisait croire que j’étais « Aragorn » (le roi des humains) alors que je n’étais et suis toujours qu’un « hobbit » (créature fragile et manipulée). Heureusement mon parcours à mis en lumière quelques armes, quelques méthodes et outils de l’éducation populaire que je compte donner au plus grand nombre.