Archives par mot-clé : Capitalisme

Le capitalisme pour les nuls

Une conférence de Stéphane YVES

Depuis son enfance, Stéphane n’arrive pas à s’intégrer dans un système qu’il trouve illogique, saugrenu, inhumain, alors il s’interroge. Qu’est ce que l’éducation, le travail, l’emploi ? Pourquoi avons nous « choisi » de vivre ainsi, dans un monde capitaliste, où la propriété, la finance, le commerce des multinationales conditionnent notre mode de vie ? Continuer la lecture de Le capitalisme pour les nuls

« Quand on veut on peut » – Pour en finir avec la méritocratie

Une conférence de Lola GUILLOT

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Est-ce que l’ascension sociale et le succès s’obtiennent vraiment par le mérite ? Est-ce que le rêve américain du type qui se construit à partir de rien, et qui devient à la sueur de son front un grand de ce monde n’est pas qu’un mythe ? Est-ce qu’un système scolaire méritocratique permet de donner des chances égales à tout le monde ? Est-ce que ce système est compatible avec l’idéal démocratique défendu dans notre société ? Continuer la lecture de « Quand on veut on peut » – Pour en finir avec la méritocratie

Inculture(s) 1 « L’éducation populaire, Monsieur, ils n’en ont pas voulu… » Une autre histoire de la culture

De et par Franck LEPAGE

C’est ce qui m’est arrivé. Et c’est l’histoire que je vais vous raconter. Quand je dis : « J’ai arrêté de croire à la culture », entendons-nous bien, c’est idiot comme phrase ! Non, j’ai arrêté de croire, pour être très précis, en cette chose qu’on appelle chez nous « la démocratisation culturelle »… C’est l’idée qu’en balançant du fumier culturel sur la tête des pauvres, ça va les faire pousser et qu’ils vont rattraper les riches ! Qu’on va les « cultiver » en somme. Voilà, c’est à ça que j’ai arrêté de croire. Je faisais ça dans les banlieues, c’est là qu’ils sont souvent, les pauvres… Et donc, je leur balançais des charrettes d’engrais culturel, essentiellement sous forme d’art contemporain et de « création ». Il y a beaucoup de fumier dans l’art contemporain. De la danse contemporaine, du théâtre contemporain, de la musique contemporaine… pour les faire pousser. On parle aussi de réduction des inégalités culturelles ou « d’ascension sociale » par la culture. Mais j’ai compris bêtement un jour que les riches avaient les moyens de se cultiver toujours plus vite… C’est là que j’ai arrêté de croire.

Un philosophe aujourd’hui oublié, Herbert Marcuse, nous mettait en garde : nous ne pourrions bientôt plus critiquer efficacement le capitalisme, parce que nous n’aurions bientôt plus de mots pour le désigner négativement. 30 ans plus tard, le capitalisme s’appelle développement, la domination s’appelle partenariat, l’exploitation s’appelle gestion des ressources humaines et l’aliénation s’appelle projet. Des mots qui ne permettent plus de penser la réalité mais simplement de nous y adapter en l’approuvant à l’infini. Des « concepts opérationnels » qui nous font désirer le nouvel esprit du capitalisme même quand nous pensons naïvement le combattre… Georges Orwell ne s’était pas trompé de date ; nous avons failli avoir en 1984 un « ministère de l’intelligence ». Assignés à la positivité, désormais, comme le prévoyait Guy Debord : « Tout ce qui est bon apparaît, tout ce qui apparaît est bon. »

Mes jolies colonies

Conférence de Djenab Sangaré

En nous livrant une autre histoire de la colonisation et de la décolonisation que celle livrée par nos manuels scolaires et nos cours d’histoire, cette conférence gesticulée vient interroger les effets actuels de notre histoire coloniale. Quelle est notre légitimité à nous sentir de nationalité française aujourd’hui quant on s’appelle Fatoumata ou Mohamed ? Dans cette conférence, on parlera de culture, d’ethnocentrisme, de capitalisme.

 

Oui, chef ? par Nicolas Michel ANDRE

Conférence gesticulée réalisée par Nicolas Michel André.

Thèmes : Management, domination, déresponsabilisation et contre-pouvoir dans les organisations.

La conférence gesticulée.

Cette conférence retrace en partie mon parcours vers les postes de management et les interrogations qu’elles ont fini par susciter chez moi. Elle invite a discuter ensemble d’alternatives aux modes d’organisations qui ont aujourd’hui cours dans les entreprises, mais aussi les associations et la fonction publique au niveau des relations interpersonnelles, de la culture d’organisation, et du système de production.

Sans juger chacun, je tiens à terminer cette conférence par une auto-critique et un appel à l’action, car il appartient aux citoyens d’avoir la volonté d’agir, car, comme disait Malesherbes, « Quand les abus sont accueillis par la soumission, bientôt la puissance usurpatrice les érige en lois »

Conférence réalisée avec la SCOP l’Ardeur, sous la direction de Franck Lepage, Thierry Rouquet, Katia Baclet et Anthony Pouliquen. Première jouée à la ferme-théâtre de Moulidars (16)

Mon parcours

Issu de la classe moyenne, j’ai grandi dans une ville moyenne bretonne où jusqu’au lycée où toutes les classes sociales se mélangeaient. Puis, j’ai intégré l’école de la réussite : classes préparatoires, grande école de commerce. Après une tentation en finance, j’ai bifurqué en supply chain, partant pour de nombreux pays, et témoin de quelques dérives. Je vous raconte aussi mon tiraillement actuel. D’une part entre ma vie et mes responsabilités familiales de mon milieu actuel. Et d’autre part la nécessité de mettre en accord mes aspirations hors du travail et mes pratiques quotidiennes au travail.

Longtemps centriste, social-démocrate, j’ai aussi milité (jusqu’à la candidature) pour la France Insoumise et continue encore aujourd’hui.

Père d’un petit garçon, je lui dédie cette conférence pour, peut-être, lui dire : « Papa ne sait pas s’il réussira, mais il aura vraiment essayé ».

Quelques sources de réflexion.
Sur le management au travail – source de mal-être et d’inefficacité :
  • Légeron P., Nasse P., Rapport sur la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux au travail, ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, 42, 2008.
  • Linhart, Danielle. le plus récent : La comédie humaine au travail. Eres. 2015
  • Boltanski, Luc et Chiapello, Eve. Le nouvel esprit du capitalisme. Gallimard.
Sur comment pense la classe dominante et la classe moyenne qui y aspire (grimpons l’echelle, tant pis pour les autres), source d’abus de pouvoir :
A propos de Novlangue, valeurs aspirationnelles :
Pour une meilleure vie au travail – au niveau interpersonnel :
Pour une meilleure vie au travail – au niveau des organisations :
Pour une meilleure vie au travail – au niveau de la société et l’organisation de la production :