Archives par mot-clé : Capitalisme

Déchets et des hommes

Une conférence de Tifen DUCHARNE

Essayez de traverser un vide grenier enceinte et de vous renseigner sur les objets dont vous avez besoin pour accueillir un bébé… et vous basculerez dans le monde incroyable des objets qui nous entourent : pourquoi on les crée, pourquoi on les aime, pourquoi on les jette… D’ici à penser qu’on crée des marchés sans penser à l’utilité des objets, mais juste en mettant en place un système hyper lucratif pour un minimum de gens, en exploitant le travail d’un maximum d’humains et les ressources de la planète…

Des riches qui créent des déchets, des pauvres qui les gèrent, et moi et moi et moi… L’ère de l’être humain est finalement celle des déchets, poubellocène propose Baptiste Monsaingeon. C’est celle aussi de la « ruée vers l’ordure » de Jérémie Cavé, car si les ressources se raréfient à vitesse grand V, les multinationales savent bien que dans les gisements de déchets, il y a de quoi faire encore de l’argent.

Une aventure qui ne laisse pas indemne, moi qui ai créé une recyclerie, je trouve aussi dans la récup de l’intelligence, de la malice, des solutions et hop ! Tout n’est pas perdu !

Vous trouverez dans cette plaquette les infos sur cette conférence gesticulée, n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’en savoir plus !

 

Le capitalisme pour les nuls

Une conférence de Stéphane YVES

Depuis son enfance, Stéphane n’arrive pas à s’intégrer dans un système qu’il trouve illogique, saugrenu, inhumain, alors il s’interroge. Qu’est ce que l’éducation, le travail, l’emploi ? Pourquoi avons nous « choisi » de vivre ainsi, dans un monde capitaliste, où la propriété, la finance, le commerce des multinationales conditionnent notre mode de vie ? Continuer la lecture de Le capitalisme pour les nuls

« Quand on veut on peut » – Pour en finir avec la méritocratie

Une conférence de Lola GUILLOT

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Est-ce que l’ascension sociale et le succès s’obtiennent vraiment par le mérite ? Est-ce que le rêve américain du type qui se construit à partir de rien, et qui devient à la sueur de son front un grand de ce monde n’est pas qu’un mythe ? Est-ce qu’un système scolaire méritocratique permet de donner des chances égales à tout le monde ? Est-ce que ce système est compatible avec l’idéal démocratique défendu dans notre société ? Continuer la lecture de « Quand on veut on peut » – Pour en finir avec la méritocratie

Inculture(s) 1 « L’éducation populaire, Monsieur, ils n’en ont pas voulu… » Une autre histoire de la culture

De et par Franck LEPAGE

C’est ce qui m’est arrivé. Et c’est l’histoire que je vais vous raconter. Quand je dis : « J’ai arrêté de croire à la culture », entendons-nous bien, c’est idiot comme phrase ! Non, j’ai arrêté de croire, pour être très précis, en cette chose qu’on appelle chez nous « la démocratisation culturelle »… C’est l’idée qu’en balançant du fumier culturel sur la tête des pauvres, ça va les faire pousser et qu’ils vont rattraper les riches ! Qu’on va les « cultiver » en somme. Voilà, c’est à ça que j’ai arrêté de croire. Je faisais ça dans les banlieues, c’est là qu’ils sont souvent, les pauvres… Et donc, je leur balançais des charrettes d’engrais culturel, essentiellement sous forme d’art contemporain et de « création ». Il y a beaucoup de fumier dans l’art contemporain. De la danse contemporaine, du théâtre contemporain, de la musique contemporaine… pour les faire pousser. On parle aussi de réduction des inégalités culturelles ou « d’ascension sociale » par la culture. Mais j’ai compris bêtement un jour que les riches avaient les moyens de se cultiver toujours plus vite… C’est là que j’ai arrêté de croire.

Un philosophe aujourd’hui oublié, Herbert Marcuse, nous mettait en garde : nous ne pourrions bientôt plus critiquer efficacement le capitalisme, parce que nous n’aurions bientôt plus de mots pour le désigner négativement. 30 ans plus tard, le capitalisme s’appelle développement, la domination s’appelle partenariat, l’exploitation s’appelle gestion des ressources humaines et l’aliénation s’appelle projet. Des mots qui ne permettent plus de penser la réalité mais simplement de nous y adapter en l’approuvant à l’infini. Des « concepts opérationnels » qui nous font désirer le nouvel esprit du capitalisme même quand nous pensons naïvement le combattre… Georges Orwell ne s’était pas trompé de date ; nous avons failli avoir en 1984 un « ministère de l’intelligence ». Assignés à la positivité, désormais, comme le prévoyait Guy Debord : « Tout ce qui est bon apparaît, tout ce qui apparaît est bon. »

Mes jolies colonies

Conférence de Djenab Sangaré

En nous livrant une autre histoire de la colonisation et de la décolonisation que celle livrée par nos manuels scolaires et nos cours d’histoire, cette conférence gesticulée vient interroger les effets actuels de notre histoire coloniale. Quelle est notre légitimité à nous sentir de nationalité française aujourd’hui quant on s’appelle Fatoumata ou Mohamed ? Dans cette conférence, on parlera de culture, d’ethnocentrisme, de capitalisme.

 

Fausse donne ou les chemins du pouvoir.

Conférence gesticulée réalisée par Christian et Jean-Louis COMPAGNON .

Personne ne le sait, mais leur père a failli être Président de la République. Et ça pose la question des accès au pouvoir, et ça nous invite à mesurer notre puissance d’agir ensemble.

Christian et Jean-Louis sont frères. Cinq ans les séparent. Et ce décalage de souvenirs provoque des différences d’appréciation subtiles. Issus d’un milieu très populaire, leur légitimité a été souvent mise à l’épreuve. Ils nous proposent de faire le point sur les violences sociales (symboliques ou non) auxquelles ils ont dû faire face comme leurs camarades de la même classe sociale.

Cette conférence gesticulée est rythmée par la musique que Christian et Jean-Louis pratiquent régulièrement (ils sont tous les deux musiciens) et par le jeu de tarot d’où sortent les dates et les personnages de la conférence.

C’est un parcours dans le temps, depuis les années 60, qui nous renvoie en pleine figure les ravages désastreux du capitalisme servi par l’oligarchie qui s’entretient et se perpétue au fil des gouvernements successifs, de manière éhontée.

Mais c’est aussi une invitation tonique et joyeuse à réagir, à s’emparer de notre condition de citoyen et à investir le quotidien de politique et de collectif. Pour résister, lutter, combattre.

 

Mourir pour des idées ? Fous rires pour s’engager…

Avec Julien Colmars et Maxime Laisney

Est-ce qu’on naît de gauche ou de droite ? Est-ce qu’on fait des choix par nous mêmes ? Est-ce que les militants sont des êtres humains comme les autres ? De quel bois se chauffent les révolutions ? Est-ce que les citoyens peuvent s’unir pour prendre et exercer collectivement le pouvoir ? Toutes questions auxquelles vous n’aurez pas de réponses… mais on va y bosser ensemble.

Une conférence gesticulée à 3 voix pour imaginer quel genre de fonctionnement de société et quel genre de citoyen-ne-s impliqué-e-s nous pourrions fabriquer, et être… parce que la Révolution, nous, on veut la faire ? Mais comment, comme qui, pourquoi ?

http://www.cooperativecitoyenne.fr/

Oui, chef ? par Nicolas Michel ANDRE

Conférence gesticulée réalisée par Nicolas Michel André.

Thèmes : Management, domination, déresponsabilisation et contre-pouvoir dans les organisations.

La conférence gesticulée. Lien ici

Cette conférence retrace en partie mon parcours vers les postes de management et les interrogations qu’elles ont fini par susciter chez moi. Elle invite a discuter ensemble d’alternatives aux modes d’organisations qui ont aujourd’hui cours dans les entreprises, mais aussi les associations et la fonction publique au niveau des relations interpersonnelles, de la culture d’organisation, et du système de production.

Sans juger chacun, je tiens à terminer cette conférence par une auto-critique et un appel à l’action, car il appartient aux citoyens d’avoir la volonté d’agir, car, comme disait Malesherbes, « Quand les abus sont accueillis par la soumission, bientôt la puissance usurpatrice les érige en lois »

Conférence réalisée avec la SCOP l’Ardeur, sous la direction de Franck Lepage, Thierry Rouquet, Katia Baclet et Anthony Pouliquen. Première jouée à la ferme-théâtre de Moulidars (16), de l’adorable Renata. Jérôme aux son et lumière

Mon parcours

Issu de la classe moyenne, j’ai grandi dans une ville moyenne bretonne où jusqu’au lycée où toutes les classes sociales se mélangeaient. Puis, j’ai intégré l’école de la réussite : classes préparatoires, grande école de commerce. Après une tentation en finance, j’ai bifurqué en supply chain, partant pour de nombreux pays, et témoin de quelques dérives. Je vous raconte aussi mon tiraillement actuel. D’une part entre ma vie et mes responsabilités familiales de mon milieu actuel. Et d’autre part la nécessité de mettre en accord mes aspirations hors du travail et mes pratiques quotidiennes au travail.

Longtemps centriste, social-démocrate, j’ai aussi milité (jusqu’à la candidature) pour la France Insoumise et continue encore aujourd’hui.

Père d’un petit garçon, je lui dédie cette conférence pour, peut-être, lui dire : « Papa ne sait pas s’il réussira, mais il aura vraiment essayé ».

Quelques sources de réflexion.
Sur le management au travail – source de mal-être et d’inefficacité :
  • Légeron P., Nasse P., Rapport sur la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux au travail, ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, 42, 2008.
  • Linhart, Danielle. le plus récent : La comédie humaine au travail. Eres. 2015
  • Boltanski, Luc et Chiapello, Eve. Le nouvel esprit du capitalisme. Gallimard.
Sur comment pense la classe dominante et la classe moyenne qui y aspire (grimpons l’echelle, tant pis pour les autres), source d’abus de pouvoir :
A propos de Novlangue, valeurs aspirationnelles :
Pour une meilleure vie au travail – au niveau interpersonnel :
Pour une meilleure vie au travail – au niveau des organisations :
Pour une meilleure vie au travail – au niveau de la société et l’organisation de la production :