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Et si je refusais de m’insérer ?

Une conférence de William TOURNIER

Une autre histoire de la solidarité …

Depuis tout petit on me demande de me tenir à ma place, sans jamais me parler de classe … On a dit «  Arrête de  gesticuler, tu changeras pas le monde ! ». Devoir d’insolence oblige, j’ai pris la route en sens inverse !
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C’est pas la fin du monde … mais faut tout réinventer !

Une conférence de Gwennyn TANGUY

Les désastres écologiques planétaires sont accablants. Il nous faut pourtant éviter de sombrer dans un sentiment d’impuissance.
Ce constat jalonne la vie de Gwennyn TANGUY, tour à tour ingénieure en énergétique, militante écologiste, décroissante et parfois résignée.

Cette conférence gesticulée alterne entre ses questionnements et expériences personnelles et la présentation de travaux de recherches pluridisciplinaires. Entre lucidité et optimisme, c’est une invitation à prendre du recul et à agir en conscience.

 

 

« En avoir ou pas » ou « la culture nataliste face aux enjeux écologiques »

Une conférence de Gwennyn TANGUY

 

Gwennyn s’interroge sur son désir ou non d’avoir un enfant. A travers son parcours personnel, elle questionne notre société pour laquelle la maternité (et plus généralement la parentalité) serait une condition sine qua non au bonheur.

Face aux enjeux écologiques, ne serait-il pas opportun de remettre en question la culture nataliste et de permettre à chacun.e de faire ses choix sans subir de pression ?

La question de l’explosion démographique est également liée au patriarcat, au capitalisme, au néo-colonialisme et à la société de surconsommation.

Il ne s’agit en aucun cas de culpabiliser les parents (de familles nombreuses ou pas) et les non-parents (volontaires ou non) qui, au contraire, sont explicitement considérés avec compassion au cours de la conférence.

Il s’agit de dévoiler et dénoncer le tabou de la surpopulation qui est entretenu et rarement soulevé même par les ONG de protection de l’environnement.

Délivrons nous du mâle !

 Une conférence de Jean HORGUES-DEBAT

On ne nait pas homme on le devient … ou pas !

Cette conférence aborde un sujet sensible et délicat, car il relie l’intime, l’inconscient, nos convictions personnelles aussi bien que la société et la politique….

L’égalité homme femme nous concerne tous (et pas seulement les femmes).  La question que je vais essayer d’aborder, en tant qu’homme, est celle du patriarcat : d’où il vient,  comment il se transmet, hier comme aujourd’hui ?

A partir de ma petite expérience d’homme lambda,  qui tente en plus d’être un allié du féminisme, et  de différentes sources universitaires et militantes,  je propose une grille d’analyse autour du mythe de la virilité qui nous emprisonne depuis des millénaires, les femmes comme la plupart des hommes.  Nous libérer du viriarcat demande de lutter pas seulement contre ses effets néfastes, mais aussi de l’attaquer à la source, pour nous en délivrer individuellement et collectivement. (d’où le titre ! )

Dans Une pensée en mouvement (Odile Jacob, 2009), Françoise Héritier écrivait :« Le point aveugle de l’anthropologie se situe dans le questionnement du statut du masculin… et plus précisément du masculin adulte… la virilité adulte dont on ne parle pas ». Souvent au cours de ces interventions, Françoise Héritier évoquait la nécessité de transformer la vision masculine, c’est-à-dire la vision que les hommes ont de la compréhension et de l’organisation du monde. Au risque d’en heurter beaucoup, elle pensait qu’il ne revenait pas qu’aux femmes de transformer les représentations et les injonctions dont elles étaient les victimes, mais que femmes et hommes devaient ensemble transformer la vision masculine du monde, voire qu’il fallait convaincre les hommes de s’attaquer par eux-mêmes aux représentations dont ils étaient tout à la fois les bénéficiaires et les victimes.

Cela interroge la construction de la masculinité, ou plutôt sa déconstruction pour en inventer de nouvelles… Vaste chantier !

De la fourche à la fourchette… Non ! L’inverse !!

Pour une sécurité sociale alimentaire

Par Mathieu Dalmais

Alors que les désastres écologiques, économiques et sociaux d’une agriculture industrielle ne sont plus à démontrer, les initiatives pour produire, transformer et consommer autrement fleurissent, des plus intéressantes aux plus détestables. Les tenants de l’agriculture industrielle argumentent qu’elle est nécessaire pour nourrir les pauvres, et se réjouissent d’une dualisation des modèles agricoles et alimentaires qui ne la remet pas en cause et dont ils espèrent bien tirer profit. L’aide alimentaire, empêchant les plus démunis de mourir de faim, est construite comme un soutien financier et idéologique à l’agriculture industrielle, privant ainsi du droit à l’alimentation – bien différent du droit à être nourri – 5,5 millions de personnes en France. Il devient primordial de penser comment généraliser l’accès de tous et toutes à une alimentation de qualité et choisie, sans quoi toute transformation du monde agricole est impossible, sans quoi toute agriculture paysanne n’a d’avenir que dans la marginalité ou la récupération.

Le choix de ce que l’on mange est primordial pour assurer la dignité de tous et toutes. Le choix n’est pas qu’un mécanisme individuel parmi des produits proposés, quand bien même le critère économique ne serait plus un frein : le véritable choix est de pouvoir choisir ce qu’il y a dans les rayons, quelles sont leurs conditions de production, quels critères économiques, sociaux et environnementaux ils respectent. A la notion de souveraineté alimentaire – décrite ainsi lors de la déclaration de Nyéleni en 2007 « droit des peuples à une alimentation [suffisante] saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes durables, et le droit des peuples de définir leurs propres systèmes agricoles et alimentaires » – on préférera alors celle de démocratie alimentaire, pour insister sur l’importance du processus démocratique dans l’élaboration de la souveraineté pour respecter le droit à l’alimentation de tous et toutes.

Et si l’on exerçait la démocratie alimentaire grâce à une sécurité sociale alimentaire ? Au delà du constat, cette conférence permet également de présenter le travail de l’association « Agricultures et Souveraineté Alimentaire » d’Ingénieur Sans Frontière sur le projet de sécurité sociale alimentaire. Aidé par différents réseaux et notamment réseau salariat pour la compréhension des mécanismes de la sécurité sociale, déjà-là exceptionnel pour penser la notion de démocratisation d’un secteur économique, ce projet propose d’étendre le principe de cotisation pour couvrir l’accès de tous et toutes à une alimentation de qualité, choisie à la fois individuellement et collectivement par un fonctionnement démocratique. Un hommage à l’un des fondamentaux de l’égalité en France, qui ne demande rien de mieux pour être protégé que d’être étendu à d’autres secteurs !

Finalisée début 2019, cette conférence permet de présenter ces constats et réflexions en suivant le parcours de Mathieu, agronome militant, qui revient avec une seconde conférence gesticulée sur sa rencontre avec le sujet de l’alimentation au sein de la Confédération paysanne et des enjeux à partager avec tous et toutes.

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« Nos ancêtres les Gaulois…  » – Une histoire de la domination

Conférence gesticulée réalisée par Sylvain BAKRI

Sylvain Bakri, à travers l’histoire de son père venu du Liban et de son accueil par la France, nous invite à nous interroger sur la grande histoire du Roman National, ainsi que son influence sur nos vies et les rapports de domination du passé et du présent. Le tout agrémenté de vrais morceaux de Dalida, d’accent et de taboulé. Liste non-exhaustive.

 

 

Conférence gesticulée «Retour Vers Le NoFutur»

Une conférence gesticulée de et par Job
Proposée par l’association Catalyse www.asso-catalyse.fr

Retrouver la puissance d’agir dans un monde malade

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Sculpteurs de mondes. L’expérience d’un marcheur colporteur

3600 km à pieds, après mes 70 ans, en France à la rencontre d’alternatives dans tous les domaines : depuis le paysan boulanger et la ferme de permaculture, jusqu’aux fabs labs ou à un lycée public innovant en passant par les monnaies locales complémentaires, la production d’énergie  citoyenne, les espaces de co-travail, un logiciel de dialogue pour tous les acteurs de la vie locale, les éco-quartiers avec habitat participatif, les associations ville en transition et une EPHAD éco responsable…

 

Les questions que je me posais et que je leur posais:

Comment marche votre initiative? Quels sont les moteurs ? Quels sont les freins ?

J’ai appelé cette conférence « Sculpteurs de Mondes: l’expérience d’un marcheur colporteur.

Elle allie témoignage du marcheur,  témoignage du sculpteur (je sculpte sur bois), et réflexions sur notre société et notre avenir. Elle décrit quelques unes des 120 expériences alternatives que j’ai rencontrées et cherche à répondre aux questions précédentes; elle témoigne aussi de la richesse de toutes ces rencontres recherchées ou totalement inopinées.

Ces 3600 km sur 8 mois, m’ont amené à m’interroger sur la notion de ‘communs’ que j’ai croisée dans la quasi totalité des expériences alternatives sur mon chemin et qui ré émerge en ce moment et sur les outils juridiques à notre disposition pour les appréhender et les gérer.

La question clef à se poser dans un débat à l’issue de la conférence pourrait être   : « Sous quelles conditions ces expériences alternatives vont elles rester des expérimentations ou sont elles déjà les prémisses d’un autre monde?  »

Un extrait de la conférence est disponible sur Viméo