Archives par mot-clé : Agriculture

Apocalypse, no!

Le regard d’un vilain petit canard sur « l’effondrement »

Une conférence gesticulée de Véronique BARRAUD

« Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. » disait Krishnamurti. Une inadaptée (paysanne, ex-agronome, ex-céramiste, ex-psychothérapeute et ex-clown…) nous livre sa vision sur ce qui nous arrive… Tout est lié dans notre monde complexe… Et si on renversait complètement notre façon d’imaginer notre société, de l’organiser, d’y vivre ?
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Le progrès s’est mis à table

Une conférence gesticulée de Olivier Gorichon

Le progrès s’est occupé de la terre… dans les deux sens du terme : du sol et de la planète avec ses habitants. Si l’agro-industrie propose de remplir nos assiettes, elle a aussi des stratégies qui ont des impacts sur nos vies. Olivier fait l’inventaire de ce qui l’influence, entre histoire familiale et l’histoire mondiale. Choisir de s’alimenter est pour lui un acte citoyen. Au moment de remplir son assiette, il tisse le lien, entre son Amap, les peuples autochtones, le plan Marshall, la PAC… et l’homme sur la lune.

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Pour l’instant la Conf’ est un bloc cohérent. Et la question de l’alimentation est vaste, il est possible que j’ajoute de nouveaux chapitres. Pour ce qui est d’en enlever comme certains m’ont demandé (tu peux faire une heure ?)  j’étudirai la question par la suite .

Conférence gesticulée qui fait le tour du monde. avec une intro volontairement un peu longue pour que  les gens se demandent où je les emmène.
Sur le thème central (remembrement, agro-industrie, pesticides, la PAC, TAFTA ) les fils de scoubidous autour des indiens (et les peuples premier)s et de la conquête spatiale se rejoignent : histoire de l’alimentation (structuration de la société au paléolitique…) et les enjeux géopolitiques (14-18, 39-45, la guerre froide…) les enjeux technologiques (les fusées, les tracteurs, les évolutions industrielles, les pesticides, les conditions de travail des paysans…) et ce que nous mettons dans nos assiettes.

La passion ça ne se mange pas!

 

Une conférence gesticulée de Tiffany ERRIEN

L’agriculture renvoie beaucoup d’images, de fantasmes souvent très éloignés d’une réalité beaucoup moins bucolique.Le capitalisme a cultivé dans nos campagnes, son appétit de profit au  détriment de notre environnement, de notre alimentation et des êtres humains qui la produisent. Le productivisme devient le seul mot d’ordre. Du parcours à l’installation à la découverte du monde agricole. Entre compromis et désillusions, choix de vie et choix politique, un autre regard sur l’agriculture.

De la fourche à la fourchette… Non ! L’inverse !!

Pour une sécurité sociale de l’alimentation

Par Mathieu Dalmais

Alors que les désastres écologiques, économiques et sociaux d’une agriculture industrielle ne sont plus à démontrer, les initiatives pour produire, transformer et consommer autrement fleurissent, des plus intéressantes aux plus détestables – mais bien trop souvent réservées à une partie seulement de la population. Les tenants de l’agriculture industrielle argumentent qu’elle est nécessaire pour nourrir les pauvres, et se réjouissent d’une dualisation des modèles agricoles et alimentaires qui ne la remet pas en cause et dont ils espèrent bien tirer profit. L’aide alimentaire, empêchant les plus démunis de mourir de faim, est construite comme un soutien financier et idéologique à l’agriculture industrielle, privant ainsi du droit à l’alimentation – bien différent du droit à être nourri – 5,5 millions de personnes en France. Il devient primordial de penser comment généraliser l’accès de tous et toutes à une alimentation de qualité et choisie, sans quoi toute transformation du monde agricole est impossible, sans quoi toute agriculture paysanne n’a d’avenir que dans la marginalité ou la récupération.

Le choix de ce que l’on mange est primordial pour assurer la dignité de tous et toutes. Le choix n’est pas qu’un mécanisme individuel parmi des produits proposés, quand bien même le critère économique ne serait plus un frein : le véritable choix est de pouvoir choisir ce qu’il y a dans les rayons, quelles sont leurs conditions de production, quels critères économiques, sociaux et environnementaux ils respectent. C’est à dire pouvoir tous et toutes s’exprimer en tant que citoyen·nes sur notre alimentation, et non en tant que consommateurs·trices. A la notion de souveraineté alimentaire – décrite ainsi lors de la déclaration de Nyéleni en 2007 « droit des peuples à une alimentation [suffisante] saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes durables, et le droit des peuples de définir leurs propres systèmes agricoles et alimentaires » – on préférera alors celle de démocratie alimentaire, pour insister sur l’importance du processus démocratique dans l’élaboration de la souveraineté pour respecter le droit à l’alimentation de tous et toutes.

Et si l’on exerçait la démocratie alimentaire grâce à une sécurité sociale de l’alimentation ? Au delà du constat, cette conférence permet également de présenter le travail de l’association « Agricultures et Souveraineté Alimentaire » d’Ingénieur Sans Frontière sur le projet de sécurité sociale de l’alimentation. Aidé par différents réseaux et notamment réseau salariat pour la compréhension des mécanismes de la sécurité sociale, déjà-là exceptionnel pour penser la notion de démocratisation d’un secteur économique, ce projet propose d’étendre le principe de cotisation pour couvrir l’accès de tous et toutes à une alimentation de qualité, choisie à la fois individuellement et collectivement par un fonctionnement démocratique. Un hommage à l’un des fondamentaux de l’égalité en France, qui ne demande rien de mieux pour être protégé que d’être étendu à d’autres secteurs !

Finalisée début 2019, cette conférence permet de présenter ces constats et réflexions en suivant le parcours de Mathieu, agronome militant, qui revient avec une seconde conférence gesticulée sur sa rencontre avec le sujet de l’alimentation au sein de la Confédération paysanne et des enjeux à partager avec tous et toutes.

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Sculpteurs de mondes. L’expérience d’un marcheur colporteur

4850 km à pieds, après mes 70 ans, en France à la rencontre d’alternatives dans tous les domaines : depuis le paysan boulanger et la ferme de permaculture, jusqu’aux fabs labs ou à un lycée public innovant en passant par les monnaies locales complémentaires, la production d’énergie  citoyenne, les espaces de co-travail, un logiciel de dialogue pour tous les acteurs de la vie locale, les éco-quartiers avec habitat participatif, les associations ville en transition et une EPHAD éco responsable…

 

Les questions que je me posais et que je leur posais:

Comment marche votre initiative? Quels sont les moteurs ? Quels sont les freins ?

J’ai appelé cette conférence « Sculpteurs de Mondes: l’expérience d’un marcheur colporteur.

Elle allie témoignage du marcheur,  témoignage du sculpteur (je sculpte sur bois), et réflexions sur notre société et notre avenir. Elle décrit quelques unes des 190 expériences alternatives que j’ai rencontrées et cherche à répondre aux questions précédentes; elle témoigne aussi de la richesse de toutes ces rencontres recherchées ou totalement inopinées.

Ces 4850 km sur 11 mois, m’ont amené à m’interroger sur la notion de ‘communs’ que j’ai croisée dans la quasi totalité des expériences alternatives sur mon chemin et qui ré émerge en ce moment et sur les outils juridiques à notre disposition pour les appréhender et les gérer.

La question clef à se poser dans un débat à l’issue de la conférence pourrait être   : « Sous quelles conditions ces expériences alternatives vont elles rester des expérimentations ou sont elles déjà les prémisses d’un autre monde?  ». Que faut il pour qu’une masse critique d’individus décident de basculer dans cet autre monde ?

Un extrait de la conférence première version est disponible sur Viméo

La conférence elle même dans sa version 2019 est disponible sur Viméo